vendredi 30 mai 2025

Anaclet







LE XIII JUILLET. SAINT ANACLET, PAPE ET MARTYR.

 

Le nom d'Anaclet nous apporte comme un dernier écho de la solennité du 29 juin. Linus, Clément, Clétus, successeurs immédiats de Pierre, avaient reçu de lui la consécration  des Pontifes;  Anaclet eut cette gloire moindre, et cependant inestimable, d'être fait prêtre par le vicaire de l'Homme-Dieu. Tandis  que les autres Pontifes martyrs qui viendront après lui ne verront pas généralement s'élever  leurs fêtes au delà du rite simple, il doit le degré relativement supérieur de la sienne au privilège qui nous montre ainsi en lui le dernier des Papes honorés de l'imposition des mains du prince des Apôtres. Ce fut aussi durant le pontificat d'Anaclet que la Ville éternelle vit porter au comble ses illustrations par l'arrivée du disciple  bien-aimé dans ses murs, où il venait dégager la promesse qu'il avait faite au Seigneur de prendre part un jour à son calice (1). « Heureuse Eglise, s'écrie Tertullien, dans le sein  de laquelle les Apôtres ont versé toute leur doctrine avec leur sang; où Pierre a imité la Passion du Seigneur par la croix, où Paul a reçu comme Jean-Baptiste la couronne parle glaive, d'où Jean l'apôtre, sorti sain et sauf de l'huile bouillante, a été relégué dans une île (2). »

Par la vertu toute-puissante de l'Esprit de la

 

1. Matth. XX, 22. — 2. De praescript. XXXVI.

 

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Pentecôte, les progrès de la foi répondent dans Rome aux largesses du Seigneur. Peu à peu la Babylone ivre du sang des martyrs (1) va se trouver supplantée par la cité sainte. Déjà toutes les classes de la société comptent leurs représentants dans ce peuple né d'hier, qui a les promesses de l'avenir. Près de la chaudière embrasée où le prophète de Pathmos fait hommage du tribut de sa glorieuse confession à la nouvelle Jérusalem, deux consuls, deux représentants à la fois de l'ancien patriciat et de la noblesse plus récente issue des césars, Acilius Glabrio et Flavius Clemens se donnent la main sous le glaive du martyre. A l'exemple d'Anaclet ornant lui-même le tombeau du prince des Apôtres et pourvoyant à la sépulture des Pontifes, d'illustres familles ouvrent et développent sur toutes les voies aboutissant à la ville impériale les galeries des cimetières souterrains ; là déjà reposent nombreux les athlètes du Christ, victorieux dans leur sang ; et près d'eux, accompagnés de l'ancre du salut, dorment dans la paix les plus beaux noms de la terre.

 

1. Apoc. XVII, 6.

 

Anaclet était d'Athènes, et gouverna l'Eglise au temps de l'empereur Trajan. Il décréta qu'un évoque serait consacré par trois évêques et non moins, que les clercs seraient admis aux saints Ordres publiquement par leur propre évêque, qu'à la Messe, la consécration accomplie, tous communieraient. Il orna le tombeau du bienheureux Pierre, et assigna un lieu pour la sépulture des Pontifes. En deux ordinations au mois de décembre, il créa cinq prêtres, trois diacres, six évêques. Ayant siégé neuf ans, trois mois et dix jours, il fut couronné du martyre et on l'ensevelit au Vatican.

 

Glorieux Pontife, votre mémoire se rattache de si près à celle de Pierre, qu'aux yeux de plusieurs vous seriez, sous un nom un peu différent, l'un des trois augustes personnages élevés par le prince des Apôtres au rang suprême de la hiérarchie. Pour vous distinguer de Clétus, qui parut en avril au Cycle sacré, il nous suffit pourtant et de cette autorité de la sainte Liturgie vous consacrant une fête spéciale, et du témoignage constant de Rome même qui sait mieux que personne à coup sûr les noms et l'histoire de ses Pontifes. Heureux êtes-vous  de vous perdre ainsi dans les fondations  sur lesquelles  reposent  jusqu'à nos temps et pour jamais la force et la beauté de l'Eglise! Faites-nous aimer la place qui est nôtre dans l'édifice  sacré. Recevez  l'hommage reconnaissant de toutes les pierres vivantes  appelées à composer le temple éternel, et qui s'appuieront sur vous dans les siècles sans fin.






Pape : Saint Anaclet

Saint Anaclet, également connu sous le nom de Clet, fut un pape de l’Église catholique au Iᵉʳ siècle, successeur de saint Pierre et troisième pape après lui. Sa vie est marquée par un fervent engagement envers la défense de la foi, la lutte contre les hérésies naissantes, et un témoignage courageux malgré les persécutions. Dans cet article, nous explorerons en détail son héritage spirituel, ses contributions théologiques, ainsi que sa vénération continue à travers les âges.

Origines et Éducation

Peu d’informations précises sont disponibles sur les origines de saint Anaclet, mais il est généralement accepté qu’il était d’origine grecque et qu’il fut élevé dans la foi chrétienne. Son éducation spirituelle et son zèle missionnaire le préparèrent à assumer le rôle de successeur de saint Pierre à la tête de l’Église primitive.

Défense de la Foi et Lutte contre les Hérésies

Sous le pontificat de saint Anaclet, l’Église primitive était confrontée à diverses hérésies et enseignements falsifiés qui menaçaient la pureté de la doctrine chrétienne. Saint Anaclet, fidèle à son devoir de gardien de la foi, s’efforça de combattre ces faux enseignements en réaffirmant les v fondamentales de la foi transmises par Jésus-Christ et les apôtres.

Persécutions et Résilience

Les premiers siècles de l’Église furent marqués par de sévères persécutions contre les chrétiens. Saint Anaclet ne fut pas épargné par ces épreuves, mais il demeura ferme dans sa foi malgré les dangers et les menaces. Son exemple de résilience et de courage inspira de nombreux fidèles à rester fidèles à leur engagement envers le Christ, même au prix de leur propre vie.

Miracles et Théologie

La tradition rapporte plusieurs miracles associés à saint Anaclet, démontrant ainsi la faveur divine qui l’entourait et renforçant sa réputation de sainteté. Ses enseignements théologiques ont également laissé une empreinte durable dans

l’Église, contribuant à éclairer la compréhension des fidèles sur des questions cruciales de la foi et de la morale chrétienne.

Martyre et Canonisation

SOURCE SAINT ANACLET



Saint Anaclet fut finalement martyrisé pour sa foi, donnant ainsi le témoignage ultime de son engagement envers le Christ. Sa mort courageuse et son sacrifice furent reconnus par l’Église, qui le canonisa comme saint et martyr. Depuis lors, il est vénéré comme un saint dans l’Église catholique et sa mémoire est célébrée chaque année.

Culte, Reliques et Vénération

Après sa mort, les reliques de saint Anaclet furent conservées avec soin et honorées dans divers lieux de culte à travers le monde. Les fidèles ont continué à invoquer son intercession et à chercher son exemple de sainteté dans leur propre vie chrétienne. Sa vénération a perduré à travers les siècles, rappelant aux croyants la force et la résilience de la foi même face aux défis les plus redoutables.

Conclusion

Saint Anaclet demeure une figure inspirante de dévotion et de fidélité à la foi chrétienne. Son héritage de courage, de résilience et de détermination continue de résonner à travers les âges, rappelant aux croyants l’importance de rester fermes dans leur foi malgré les défis et les adversités. Puissent ses enseignements et son exemple continuer à guider et à inspirer les générations futures de chrétiens dans leur voyage de foi et de dévotion envers le Christ.

Saint Anaclet est généralement représenté en tant que pape, revêtu de la tiare papale et portant les attributs traditionnels du pontificat, tels que la crosse et les clés.

Il peut également être accompagné de symboles de sa vie et de son martyre, tels que des palmes de martyr ou des attributs faisant référence à ses miracles, selon les traditions artistiques spécifiques.

Ses représentations varient en fonction des époques et des cultures, mais l’image d’un saint homme d’Église et de courageux défenseur de la foi est généralement préservée.







PAPE SAINT LIN

 

                PAPE SAINT LIN

Lin
Image illustrative de l’article Lin (pape)
Portrait imaginaire dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs (mosaïque du milieu du XIXe siècle).
Biographie
NaissanceVers 10
Toscane
MèreClaude (d)
DécèsVers 79
Rome
Pape de l'Église catholique
Élection au pontificatVers 67
Fin du pontificatVers 79

(en) Notice sur catholic-hierarchy.org

Lin (en latin : Linus), mort à Rome vers 79, est une personnalité du christianisme ancien dont le nom conservé dans les premières listes épiscopales romaines fut le premier évêque de Rome officiel. Des éléments de sa biographie sont peut-être légendaires.

Suivant la tradition, Lin aurait reçu sa charge de l'apôtre Pierre[1] après qu'il eut établi l'Église chrétienne dans la capitale de l'Empire avec Paul, charge qu'il aurait assurée une douzaine d'années dans une période comprise entre les années 66 et 79, avant d'être martyrisé.

Au tournant du IIIe siècle, naît la tradition selon laquelle l'apôtre Pierre doit être considéré comme le premier évêque de Rome. Depuis lors, la tradition catholique fait de Lin le deuxième pape.

Considéré comme saint tant par l'Église catholique que l'Église orthodoxe, qui le retient au nombre des Septante disciples, il est célébré le 23 septembre avant que son nom soit retiré du Calendrier romain général de 1969.

Éléments biographiques

Bien que les éléments biographiques le concernant soient extrêmement ténus, l'existence historique de Lin ne fait pas de doute, sans qu'il soit possible de savoir quelles ont pu exactement être ses fonctions et rôles dans la communauté chrétienne romaine naissante[2].

Les sources anciennes s'accordent sur la durée de son ministère, long d'une douzaine d'années, mais pas sur les dates précises de celui-ci[3] qui aurait pris place entre la fin des années 50 et celle des années 70[2]. Les historiens conjecturent une période comprise entre 67 et 76[4] ou encore 68 et 79[5].

Traditions

Au IVe siècle, les Constitutions apostoliques[6] évoquent « Linus, fils de Claudia », amorçant la tradition qui lui donne pour parents l'aristocrate romaine chrétienne Claudia Rufina et son époux Pudens, parfois identifié à Aulus Pudens[7].

Le Liber Pontificalis, compilé à partir du VIe siècle, brode des éléments biographiques imaginaires à son propos[5] : il en fait le fils d'un certain Herculanus, le fait naître en Toscane et affirme que c'est Lin qui aurait prescrit, à la demande de Pierre, que les femmes se voilent à l'église[5] et qu'il aurait effectué deux ordinations pour un total de quinze évêques et dix-huit prêtres[7]. En outre, une légende en fait le rédacteur des Actes de Pierre[5] et une tradition locale datant du Moyen Âge le fait naître à Volterra où son culte est toujours célébré et une église lui est dédiée[7].  

Selon diverses traditions, Lin aurait subi le martyre par décapitation le 23 septembre 78, sur décret d'un consul Saturninus, et aurait été enseveli le jour même au Vatican auprès de l'apôtre Pierre, ce qui lui vaut de figurer au Martyrologe romain[5]. Il est toutefois absent tant du Martyrologe hieronymien que du Catalogue libérien et a disparu du Calendrier romain général[8] promulgué en 1969[5]. La tradition orthodoxe le retient au nombre des Septante disciples[9].

Succession épiscopale

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« Linus », « Clet » et « Clemens» dans un manuscrit du Liber PontificalisXIe siècle, Bibliothèque nationale de France.

Le nom de Lin comme premier successeur de Pierre apparaît dans les plus anciennes listes épiscopales de Rome[7], transmises au IIe siècle par Hégésippe (vers 160) et Irénée de Lyon (vers 180), confirmées au IVe siècle par Eusèbe de Césarée[2] qui cite une liste contemporaine de l'évêque de Rome Éleuthère, mort en 189[5].

Irénée de Lyon et Eusèbe de Césarée[10] identifient Lin au compagnon de Paul de Tarse évoqué sous ce nom dans la deuxième épître à Timothée[11] lorsqu'il envoie ses salutations de Rome à ce dernier qui réside à Éphèse[2]. D'après Irénée, Lin aurait reçu la charge d'épiscope (en grec episkopê) des apôtres Pierre et Paul eux-mêmes[12] après qu'ils eurent établi l'Église chrétienne dans la capitale de l'Empire. Tertullien (v. 200) et les auteurs postérieurs évoquent seulement Pierre pour lui confier cette charge[5].

Au tournant du IIIe siècle naît la tradition selon laquelle l'apôtre Pierre est le premier évêque de Rome[5]. Une tradition existait en outre selon laquelle le premier successeur de Pierre aurait été Clément, faisant de Lin et de son successeur Anaclet des sortes d'évêques coadjuteurs de l'apôtre, une tradition connue de Rufin d'Aquilée au IVe siècle[7].

Lieux nommés d'après Lin

Notes et références

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  1.  Pierre ordonna le premier de ses successeurs qui se nommait Lin, Linus en latin [archive]
  2. ↑ Revenir plus haut en :a b c et d John Norman Davidson Kelly (trad. Colette Friedlander), Dictionnaire des Papes [« The Oxford Dictionary of Popes »], Brepolscoll. « Petits dictionnaires bleus »,  (1re éd. 1986) (ISBN 2-503-50377-2)p. 4-5.
  3.  Pour Eusèbe de Césarée, Lin est mort en 79, après avoir exercé le ministère épiscopal à Rome pendant douze ans, à partir de 68 (tandis que dans le Chronicon il attribue onze ans à son ministère épiscopal). Le Catalogus Liberianus atteste pour son épiscopat la durée de douze ans, quatre mois et douze jours de 56 à 67 ; le Liber Pontificalis (no 2) parle de onze ans, trois mois et douze jours.
  4.  Thomas Tanase, Histoire de la Papauté en Occident, Paris, Éditions Gallimard, , p. 566
  5. ↑ Revenir plus haut en :a b c d e f g h et i Jean-Marie Salamito, « Lin », dans Philippe Levillain (dir.), Dictionnaire historique de la Papauté, Fayard,  (ISBN 9782213025377)p. 1053.
  6.  Constitutions apostoliques(en) livre VII, 46, 6 [archive].
  7. ↑ Revenir plus haut en :a b c d et e (it) Francesco Scorza Barcellona, « Lino, santo », dans Enciclopedia dei Papi, Istituto dell'Enciclopedia Italiana,  (lire en ligne [archive]).
  8.  Il est présent dans le calendrier romain général révisé en 1960 par Jean XXIII, mais disparaît du Calendrier romain général révisé en 1969 sous le pontificat de Paul VI, révision qui fait suite à la demande de simplification exprimée lors du Concile de Vatican II : « on n'étendra à l'Église universelle que les fêtes commémorant des saints qui présentent véritablement une importance universelle. » Voir Concile Vatican IISacrosanctum Concilium§ 111 [archive].
  9.  Jacques-Paul MignePatrologia Graecavol. XCII, Paris, p. 521-524, 543-545, 1061-1065.
  10.  Eusèbe de Césarée, Histoire Ecclésiastiquet. I (Livres I-IV), Paris, Cerf, coll. « Sources Chrétiennes » (no SC 31), , 221 p. (ISBN 978-2-204-06751-5OCLC 16128725)Livre IIIII. : « Après le martyre de Pierre et de Paul, Lin, le premier, obtint l'épiscopat de l'Église de Rome. En écrivant de Rome à Timothée, Paul fait mention de lui dans la salutation à la fin de l'épître (II Tim. 4, 21) ».
  11.  2Tim IV. 21 [archive] : «Tâche de venir avant l'hiver. Eubulus, Pudens, Linus, Claudia et tous les frères et sœurs te saluent ».
  12.  Adversus haeresesIIIIII, 3 : « Après que les apôtres Pierre et Paul eurent fondé et organisé l'Église (à Rome), ils conférèrent à Lin l'exercice de la charge épiscopale ».

Bibliographie

  • (de) Ekkart Sauser, « LINUS, Papst », dans Biographisch-bibliographisches Kirchenlexikont. V, Herzberg, col. 98-100.
  • John Norman Davidson Kelly (trad. Colette Friedlander), Dictionnaire des Papes [« The Oxford Dictionary of Popes »], Brepolscoll. « Petits dictionnaires bleus »,  (1re éd. 1986) (ISBN 2-503-50377-2)p. 4-5.
  • Jean-Marie Salamito« Lin », dans Philippe Levillain (dir.), Dictionnaire historique de la Papauté, Fayard,  (ISBN 9782213025377)p. 1053.
  • (it) Francesco Scorza Barcellona, « Lino, santo », dans Enciclopedia dei Papi, Istituto dell'Enciclopedia Italiana,  (lire en ligne [archive]).

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Sources Wikipedia

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