vendredi 15 mai 2026

Léon XIV rend hommage à Jean Paul II, 45 ans après l’attentat de 1981

 


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À l’occasion du 45e anniversaire de l’attentat contre Jean Paul II, Léon XIV a inauguré son audience générale, ce 13 mai, par une prière silencieuse sur le lieu où le pontife avait été grièvement blessé. Le Pape a ensuite médité sur la figure de Marie, "modèle parfait" de l’Église.


45 ans après l’attentat perpétré contre Jean Paul II, Léon XIV a inauguré l’audience générale de ce 13 mai 2026 par un acte d'hommage à son prédécesseur polonais. Le Pape s'est recueilli devant la plaque commémorant la tentative d’assassinat à laquelle Jean Paul II a réchappé de peu et dont il a porté les séquelles jusqu'à son décès en 2005. La plaque, installée sur les pavés de la place Saint-Pierre, indique l'endroit où "l'athlète de Dieu" a été touché par les balles. Un genou à terre, le 267e pape s’est penché et a posé sa main sur la dalle de marbre blanc portant les armoiries papales et la date (XIII V MCMLXXXI).

Le miracle du 13 mai

Le 13 mai 1981, Jean Paul II, élu pape depuis moins de trois ans, fait le tour de la place Saint-Pierre dans sa jeep découverte au milieu de la foule, lorsque des coups de feu retentissent. Il est 17h19 et le Pape s’effondre dans la papamobile, touché à l’abdomen par les tirs du Turc Mehmet Ali Ağca. Le pontife est aussitôt conduit à l’hôpital Gemelli où il est sauvé in extremis après des heures entre la vie et la mort, tandis que les fidèles du monde entier élèvent des prières pour le chef de l’Église catholique.

Jean Paul II confiera à plusieurs reprises sa certitude d’avoir été miraculeusement protégé par la Vierge Marie, au jour où est fêtée Notre-Dame de Fatima – sanctuaire portugais où la tradition de l'Église reconnaît des apparitions mariales. Le tireur lui-même, que Jean Paul II visitera le 27 décembre 1983 dans la prison de Rebibbia, exprimera sa surprise que sa cible ait survécu. Dans le résumé de la catéchèse du pape lu en français par une interprète, le pape a fait mémoire de "ce jour de Notre-Dame de Fatima, 45ème anniversaire de l’attentat contre saint Jean Paul II", invitant à "contempler le mystère de l’Église en lien avec la sainte Vierge Marie".

Marie, modèle parfait pour l'Église

Dans sa méditation, Léon XIV a fait une lecture du dernier chapitre de la Constitution dogmatique du Concile Vatican II sur l’Église – Lumen gentium – dédié à la Vierge Marie. Il a décrit celle-ci comme "le modèle, le membre par excellence et la mère de toute la communauté ecclésiale".

"Marie est le modèle parfait de ce que toute l’Église est appelée à être", a-t-il assuré, insistant sur sa "docilité à l’action du Saint-Esprit". Le pontife américain a encouragé les fidèles à "s’adresser à elle avec une confiance filiale, dans la certitude d’être [écoutés, protégés et aimés]". Il a invité aussi à se sentir "partie intégrante de l’Église, dans l’obéissance aux pasteurs que Dieu lui donne".  



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jeudi 14 mai 2026

La Doctrine de la foi à la Fraternité Saint-Pie X: l'ordination d'évêques est un acte schismatique

 






Le préfet du Dicastère pour la Doctrine de la foi adresse un nouvel avertissement concernant les ordinations épiscopales sans mandat pontifical, que la fraternité traditionaliste a annoncées pour juillet prochain. Le Pape continue de prier pour que les lefebvristes reviennent sur leur décision.

La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, fondée par l'archevêque Marcel Lefebvre, malgré les invitations du Pape, a annoncé son intention de maintenir son projet d'ordonner de nouveaux évêques sans mandat pontifical en juillet prochain. Le cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du dicastère pour la Doctrine de la Foi, en réponse à répondre à plusieurs questions reçues, publie ce mercredi une nouvelle déclaration, après l’avoir portée à l'attention de Léon XIV. Le Pape a souhaité indiquer son désir de continuer à prier pour que ce nouvel acte schismatique soit évité.

«Je répète ce que j'ai déjà communiqué», affirme le cardinal. «Les ordinations épiscopales annoncées par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X ne bénéficient pas du mandat pontifical correspondant. Ce geste constitue un acte schismatique (Jean-Paul II, Ecclesia Dei, n° 3), et “l'adhésion formelle au schisme constitue une grave offense à Dieu et comporte l'excommunication prévue par le droit de l'Église” (ibid., 5c ; cf. Conseil pontifical pour les textes législatifs, Note explicative, 24 août 1996).»

«Le Saint-Père», souligne le préfet en conclusion de sa déclaration, «continue de prier pour que l'Esprit Saint éclaire les responsables de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X afin qu'ils reviennent sur leurs pas concernant la très grave décision qu'ils ont prise


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mercredi 13 mai 2026

Le “Génie du christianisme”, jalon essentiel de l’histoire religieuse en France

 


CHATEAUBRIAND

Chateaubriand.


François-René de Chateaubriand (1768 - 1848) a vécu la période charnière de la Révolution française, de la fin de l’Ancien Régime et de la restructuration du pays après le chaos révolutionnaire. Profondément ébranlé par la Révolution, à l’instar de ses contemporains, il publie au tout début du XIXe siècle, le 14 avril 1802, le plus grand best-seller de l’époque, le "Génie du christianisme". Récit.


C’est à la veille de la Révolution française que le jeune François-René de Chateaubriand s’installe à Paris où il fréquente les bouillonnants milieux littéraires de l’époque. Sa foi s’émousse au contact de la vie sceptique et dissipée des salons parisiens. Il la retrouve en 1798, après le décès de sa mère et de sa sœur, toutes deux mortes en prison. Pour décrire cette conversion, Chateaubriand a une phrase devenue aujourd’hui célèbre :

"Je suis devenu chrétien. Je n’ai point cédé, je l’avoue, à de grandes lumières surnaturelles ; ma conviction est sortie de mon cœur : j’ai pleuré et j’ai cru."

Cette affirmation n’est pas tout à fait exacte car l’écrivain, si son cœur a bien été touché, a retrouvé la foi après de longues réflexions et méditations.

Cependant, elle illustre parfaitement ce mouvement du cœur qui accompagne la (re)découverte de la foi, et que les convertis connaissent bien. Chateaubriand entreprend alors l’écriture d’une vaste fresque au souffle généreux et imposant, qui a pour objet de réhabiliter le christianisme, en démontrant tous ses bienfaits, et en l’opposant à l’athéisme ainsi qu’au libertinage.

L’ouvrage paraît à Paris le 14 avril 1802. Immédiatement, le succès est considérable. Avec ses onze rééditions en trois ans, le Génie du christianisme devient le livre le plus populaire de l’époque. On racontait que dans tout foyer catholique français, s’il n’y avait que deux livres, c’étaient la Bible et le Génie du christianisme.

Un succès immédiat

Pourquoi cette apologie de la foi rencontre-t-elle un tel succès ? Elle est publiée à un moment charnière de l’histoire religieuse en France. La philosophie des Lumières au XVIIIe siècle avait mis à la mode le scepticisme et la raillerie à l’encontre de la foi chrétienne, et voulait faire croire à la dichotomie entre foi et raison. Le christianisme avait été ensuite abattu physiquement pendant la période révolutionnaire. Même si le sentiment religieux commence à se réveiller dès le tout début du XIXe siècle, il reste encore très meurtri par les sophismes du siècle précédent. 

À travers son ouvrage, Chateaubriand a l’ambition de redonner légitimité et fierté aux catholiques. Il ne cherche pas faire œuvre d’exégète ni de théologien, mais, comme l’écrit Jean-Paul Clément, il entend démontrer la vraisemblance du catholicisme par la morale qui en est issue et les beautés qui en rayonnent. Chateaubriand estime que la religion catholique "favorise le génie et épure le goût", et qu’elle a permis à l’être humain son plein épanouissement intellectuel et artistique. Pour lui, le christianisme est la religion la plus favorable aux libertés ; elle est la religion la plus humaine, tout en étant la plus chargée de transcendance, et peut-être même à cause de cela.

À la lecture de ce livre qu’un grand souffle anime, on est touché par la sincérité de l’auteur, on sent le feu ardent du chrétien dans sa volonté de servir.

À la lecture de ce livre qu’un grand souffle anime, on est touché par la sincérité de l’auteur, on sent le feu ardent du chrétien dans sa volonté de servir. Chateaubriand met au service du christianisme l’éclat merveilleux de son propre génie. Si on sait combien cet ouvrage a profondément renouvelé la littérature française, on méconnaît souvent son influence fondamentale sur la foi chrétienne. Le Génie du christianisme a non seulement joué un rôle puissant de catharsis auprès des catholiques, mais il est à l’origine de tout le mouvement religieux du XIXe siècle.



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Léon XIV rend hommage à Jean Paul II, 45 ans après l’attentat de 1981

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