mercredi 28 octobre 2026

Vasthi, la reine rebelle oubliée de la Bible

 

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Crédit : CC BY 2.0

Gravure de Gustave Doré représentant la reine Vashti refusant d’obéir au roi perse Assuérus.

Si les voies du Seigneur demeurent impénétrables, l’histoire tragique de la reine Vasthi en est une parfaite illustration…

Prénommée Vasti ou Vasthi, elle est l’épouse du roi perse Assuérus, connu également sous le nom de Xerxès 1er, fils du grand Darius 1er. Nous sommes au Ve siècle av. J.-C. et le grand roi vient d’être stoppé par les Grecs aux Thermopyles et vaincu à Salamine. Malgré ces défaites, ce monarque règne encore sur un territoire immense, allant de l’Inde à l’Ethiopie, et n’hésite pas à faire preuve de sa grandeur. Assuérus avait ainsi coutume de donner de grandioses festins à Suse pour ses chefs et serviteurs, banquets où le faste se disputait à la démesure, puisque ces festivités pouvaient durer jusqu’à 180 jours… Ecoutons, à ce sujet, une brève description donnée par le Livre d’Esther qui nous en relate nombre de détails : "Des tentures blanches et violettes étaient attachées par des cordelières de lin et de pourpre à des anneaux d’argent et à des colonnes de marbre blanc. Pour le banquet, des lits d’or et d’argent étaient posés sur un pavement de porphyre, de marbre blanc, de nacre et de marbre noir. On servait à boire dans des vases d’or de différentes formes, et le vin du roi était versé avec une libéralité royale. La règle était de boire sans contrainte, car le roi avait ordonné à tous les maîtres d’hôtel de servir selon le bon plaisir de chacun" (Est 1,6-8). Que rajouter ?!

Scandale à la cour d’Assuérus

Tout allait, donc, pour le mieux lors de ces festivités, jusqu’à ce que le monarque tout-puissant exige que la reine fasse une apparition à l’une de ses orgies afin d’exhiber la beauté légendaire de sa royale épouse. Vasthi était en effet réputée pour sa grande beauté, son nom même signifiant "la meilleure". Or, voici que la reine répugna à apparaître en public et déclina l’ordre du roi.

Furieux, ce dernier convoqua ses sages afin de leur demander leur avis sur l’attitude à adopter face à l’inconduite de son épouse ; ces derniers lui conseillèrent alors de répudier la reine car sa conduite avait non seulement offensé le roi, mais pouvait, de plus, également conduire à un fâcheux précédent influençant les autres femmes de la cour, les encourageant à faire de même ! Décret fut alors ordonné afin de déclarer officielle la répudiation de la si belle, mais rebelle, reine Vasthi… La répudiation d’une épouse était chose courante à cette époque et l’Ancien Testament avait même pour les Juifs encadré cette pratique de manière formelle dans le Deutéronome : "Lorsqu’un homme prend une femme et l’épouse, et qu’elle cesse de trouver grâce à ses yeux, parce qu’il découvre en elle une tare, il lui écrira une lettre de répudiation et la lui remettra en la renvoyant de sa maison" (Dt 24,1). Tel fut également le sort réservé à la reine Vasthi…

Le bannissement de Vasthi

Le résultat fut immédiat et la reine perdit son titre. Les gens au service du roi se mirent de suite à rechercher pour Assuérus des jeunes filles vierges parmi les plus belles, ainsi que nous le rappelle le Livre d’Esther. L’histoire biblique connue de Vasthi s’arrête là, à ce triste sort. En effet, si nous savons le nom de la jeune fille destinée à prendra place auprès du roi en qualité de nouvelle épouse, rien n’est dit sur le devenir de Vasthi...

Les peintres ont, cependant, su se saisir de cet épisode et immortaliser cette si belle reine biblique rebelle. Ainsi, Sandro Botticelli et Filippino Lippo ont-ils représenté la reine destituée, quittant le palais royal de Suze, esseulée, sans qu’aucune âme ne vive dans un paysage désert aux portes de la ville. De même, le dramaturge Pierre Matthieu, proche d’Henri IV, a livré une tragédie intitulée "Vashti" évoquant la rébellion et la disgrâce de la célèbre reine. Enfin, pour conclure, nous devons rappeler, indépendamment du devenir de  la reine, que son inconduite et sa disgrâce permirent indirectement de sauver le peuple d’Israël grâce à l’accession au trône d’une autre et non moins célèbre reine biblique, Esther… 


source, aleteia

mardi 27 octobre 2026

Le Pape rend hommage aux martyrs polonais de Pratulin

 





Au cours de l’audience générale, Léon XIV a rendu hommage au bienheureux Wincenty Lewoniuk et à ses douze compagnons. Ces gréco-catholiques ont été tués dans la région de Podlasie par des soldats de l’Empire russe au XIXe siècle après avoir refusé de renoncer à leur foi. Leur témoignage témoigne d’une fidélité inébranlable à l’Église catholique et de leur communion avec le Successeur de Pierre.

«Il y a trente ans, saint Jean-Paul II a béatifié Wincenty Lewoniuk et ses douze compagnons, des martyrs qui ont défendu, jusqu’au sacrifice de leur vie, leur appartenance à l’Église catholique et leur unité avec le Successeur de saint Pierre, tout en restant fidèles à leur propre tradition orientale», a déclaré Léon XIV en saluant les pèlerins polonais lors de l’audience générale.

«Je confie à leur intercession la cause de l’unité entre les disciples du Christ et les catholiques qui sont aujourd’hui persécutés pour leur foi», a ajouté le Pape.

Un symbole de l’unité de l’Église


L’Église gréco-catholique a vu le jour sur les territoires de la République polono-lituanienne à la suite de l’Union de Brest en 1596, conclue dans la ville de Brest, sur les rives du Bug. Une partie de la hiérarchie et des fidèles orthodoxes ont reconnu alors l’autorité du Pape et embrassé la foi catholique, tout en conservant le rite oriental.

Au XIXe siècle, des gréco-catholiques vivant dans l’est de la Pologne, alors sous domination russe, ont subi des pressions de la part des autorités tsaristes pour rejoindre l’Église orthodoxe. Ceux qui refusaient de renoncer à la communion avec l’Église catholique ont été persécutés. Certains ont été tués, tandis que d’autres ont été déportés en Sibérie.

Wincenty Lewoniuk et ses douze compagnons étaient des laïcs catholiques appartenant à l’Église gréco-catholique. La plupart étaient des agriculteurs originaires de villages de la région de Podlasie: des maris, des pères et des jeunes hommes unis par une foi profonde et un attachement à l’Église catholique et à leur tradition orientale.

Le 24 janvier 1874, ils se sont rassemblés pour défendre littéralement leur église à Pratulin, dans ce qui est aujourd’hui l’est de la Pologne. Le commandant des troupes russes ordonna à ses soldats d’ouvrir le feu sur ces hommes désarmés alors qu’ils étaient agenouillés dans la neige.

Les martyrs de Pratulin sont devenus le symbole de la fidélité à la foi catholique et de l’unité de l’Église sous la conduite du Successeur de Pierre, faisant de leur témoignage un appel clair à l’unité.

Jean-Paul II: chemin vers la pleine unité des disciples du Christ


Le vénérable Pape Pie XII avait déjà évoqué les habitants de Pratulin dans son encyclique *Orientales omnes Ecclesias*, publiée à l’occasion du 350e anniversaire de l’Union de Brest. Il y faisait référence aux circonstances tragiques dans lesquelles ils avaient défendu leur église pour empêcher qu’elle ne soit transformée en lieu de culte orthodoxe. Il exprimait l’espoir qu’un jour, ils puissent être vénérés parmi les bienheureux au ciel.

Les paroles du Léon XIV font écho au message de saint Jean-Paul II prononcé lors de la messe de béatification célébrée au Vatican il y a 30 ans, le 6 octobre 1996, alors que l’Église commémorait le 400e anniversaire de l’Union de Brest.

S’exprimant à cette occasion, le Pape Jean-Paul II avait déclaré que Wincenty Lewoniuk et ses douze compagnons, élevés ce jour-là aux honneurs des autels, «par leur exemple et leur intercession, nous invitent tous à poursuivre courageusement le chemin vers la pleine unité de toute la famille des disciples du Christ, dans l’esprit de l’enseignement œcuménique du Concile Vatican II».



source, vatican news

mercredi 14 octobre 2026

Le Saint-Siège réitère sa position sur les Ordres équestres,

 




La Secrétairerie d’État, a publié une mise au point concernant les Ordres équestres, en précisant que le Saint-Siège ne reconnaît et ne protège que l’Ordre Souverain Militaire de Malte et l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, outre ses propres ordres équestres.

Publié samedi 10 octobre, le communiqué réaffirme qu’«outre ses propres ordres équestres», le Saint-Siège «ne reconnaît et ne veille que sur l’Ordre Souverain Militaire de Malte» c’est-à-dire l’Ordre Souverain Militaire Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte et sur l’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Le Saint-Siège souligne que le communiqué n’a pas «l’intention de modifier cette position».

En effet, les ordres propres au Saint-Siège, peut-on lire, sont l’Ordre Suprême du Christ, l’Ordre de l’Éperon d’Or, l’Ordre Piane, l’Ordre de Saint Grégoire le Grand et l’Ordre de Saint Sylvestre Pape.

À la suite donc des nombreuses demandes d’informations reçues concernant la position du Saint-Siège vis-à-vis des ordres équestres liés à des saints ou portant des noms sacrés, la Secrétairerie d’État, «estime opportun de rappeler ce qui a déjà été publié par le passé.»

Ordres non reconnus


Tous les autres ordres équestres, qu’ils soient de création récente ou qu’ils se réclament des ordres médiévaux, ne sont pas reconnus par le Saint-Siège, celui-ci ne pouvant se porter garant de leur légitimité historique et juridique, de leurs objectifs et de leurs systèmes d’organisation.

«Afin d’éviter tout malentendu malheureusement possible, notamment en raison de la délivrance illicite de documents et de l’utilisation abusive de lieux sacrés, et pour empêcher la poursuite d’abus qui finissent par porter préjudice à nombre de personnes de bonne foi», le Saint-Siège confirme qu’il «n’accorde aucune valeur aux diplômes équestres et aux insignes correspondants délivrés par des associations non reconnues, et qu’il ne juge pas appropriée l’utilisation des églises et des chapelles» pour les dites «cérémonies d’investiture», conclut le communiqué.



L’intervention chirurgicale subie par Léon XIV pour un nodule pulmonaire à l'hôpital Gemelli "s’est bien déroulée, dans les délais et selon les modalités prévus, et le Saint-Père a regagné sa chambre", a indiqué le Bureau de presse du Saint-Siège ce soir. L'examen histologique a par ailleurs confirmé le diagnostic "d’adénocarcinome pulmonaire". Il s’agit d’une forme de cancer du poumon. Durant l’opération, le lobe inférieur du poumon droit du Pape a été retiré.

Après l’intervention chirurgicale subie par Léon XIV pour un nodule ce 13 octobre 2026, l’examen histologique a confirmé le diagnostic "d’adénocarcinome pulmonaire", ont informé les médecins du Pape dans la soirée de ce mardi. Il s’agit d’une forme de cancer du poumon. Durant l’opération, le lobe inférieur du poumon droit de Léon XIV a été retiré. En commentant ces nouvelles lors d’un briefing, le directeur du Bureau de presse Matteo Bruni a insisté sur le caractère "circonscrit" et "localisé" de cette tumeur qui a été retirée. Il n’a pas été pour le moment question de thérapies ultérieures.

Dans le bulletin médical publié au premier jour de l’hospitalisation de Léon XIV à la polyclinique du Gemelli, l’équipe médicale a donné des nouvelles de l’intervention de chirurgie thoracique subie par le pape dans l’après-midi. Le communiqué indique que durant cette séquence, "le lobe inférieur du poumon droit a été retiré par une technique vidéo-assistée". Le Pape a donc subi l’ablation d’un lobe entier, et non du seul nodule, ce qui pourrait avoir des conséquences sur sa capacité respiratoire.

Une intervention "d’environ 90 minutes"

L’examen histologique du nodule prélevé "a confirmé le diagnostic d’adénocarcinome pulmonaire, comme le suspectaient les examens préopératoires", peut-on lire dans le texte. Dimanche dernier, le pontife de 71 ans avait annoncé être atteint d’un nodule pulmonaire "localisé" et détecté "à un stade très précoce". La programmation de cette intervention, qui n’est pas nécessaire pour un nodule bénin, laissait entendre qu’il pouvait s’agir d’une tumeur.

Les médecins indiquent aussi que le pape est resté en salle d’opération "pendant environ trois heures" et que la durée de l’intervention a été "d’environ 90 minutes". "L’intervention a réussi et aucune complication n’est survenue", assurent-ils. Le pape s’est ensuite réveillé "normalement et, après une courte période d’observation, a regagné sa chambre au 10e étage". Selon Matteo Bruni, dans la soirée, le pontife a demandé à dîner.

Une semaine d'hospitalisation

Le Vatican a donné le nom du personnel soignant impliqué dans cette intervention délicate : l’équipe chirurgicale était dirigée par le professeur Stefano Margaritora, assisté des docteurs Elisa Meacci, Maria Teresa Congedo et Leonardo Petracca Cavarella. L’équipe d’anesthésie était composée de Massimo Antonelli, Giovanni Punzo et Giuseppe Bello. Le médecin personnel du pape, Luigi Carbone, était également présent dans l’accompagnement, ainsi que le commandant de la gendarmerie vaticane, a précisé le directeur du Bureau de presse Matteo Bruni lors d’un briefing. Le pape était arrivé au Gemelli aux alentours de 13h en voiture avec ses deux secrétaires personnels.

Il est prévu pour le moment que le chef de l’Église catholique reste hospitalisé environ une semaine. À ce stade, les médecins ne se sont pas prononcés sur un éventuel traitement ultérieur, comme la chimiothérapie ou la radiothérapie, assure-t-on au Vatican.


vatican news et aleteia

lundi 12 octobre 2026

J'ai décidé de me faire opérer pour un nodule au poumon





Le Pape Léon XIV: «J'ai décidé de me faire opérer dans les prochains jours pour un nodule au poumon»

À la fin de l’Angélus, Léon XIV a annoncé aux fidèles qu’il doit subir une intervention chirurgicale pour retirer un nodule «circonscrit au poumon», «à un stade très précoce» et «bien localisé», détecté lors de certains examens. L’opération aura lieu dans les prochains jours à la polyclinique ... pe Léon XIV, à l’issue de l’Angélus de ce dimanche 11 octobre, a annoncé qu’il doit subir une intervention chirurgicale pour retirer un nodule circonscrit au poumon. Devant la foule rassemblée sur la place Saint-Pierre, le Pape a expliqué: «Récemment, lors de quelques examens, les médecins ont détecté un nodule circonscrit au poumon. Il a été détecté à un stade très précoce et est bien localisé.»

«Les médecins – ajoute le Souverain pontife – estiment qu’il convient d’intervenir, et donc, suivant leurs conseils, j’ai décidé de me faire opérer pour le faire retirer». L’intervention est déjà prévue dans les prochains jours à la polyclinique Gemelli.

Le Pape Léon XIV remercie tous les fidèles, ceux présents sur la place ou connectés depuis le monde entier, «pour votre proximité spirituelle»: «Je me confie à vos prières! Bon dimanche!».

En réponse aux questions des journalistes, le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, précise «que l’intervention est prévue pour le début de la semaine prochaine» et que «la durée prévue de l’hospitalisation postopératoire est d’environ une semaine».

La solidarité envers le Pape


À la suite de l'annonce de l'opération, un message de solidarité a été adressé par la Conférence épiscopale italienne. Par la voix de son président, le cardinal Matteo Zuppi, la CEI a assuré que les communautés ecclésiales du pays se souviendraient du Souverain pontife lors des célébrations et des moments de prière. «Nous remercions le Pape Léon XIV pour la simplicité et la confiance avec lesquelles il nous a fait partager cette épreuve. Nous formons une famille: Saint-Père, vous n’êtes pas seul!», a déclaré le cardinal.

Les institutions italiennes ont elles aussi exprimé leur soutien, à commencer par le président de la République, Sergio Mattarella. Dans un message adressé à Léon XIV, le chef de l’État s’est fait le porte-parole d’une «pensée affectueuse» de la part de tout le pays. La présidente du Conseil, Giorgia Meloni, s’est quant à elle dite réconfortée par la «sérénité et la tranquillité» avec lesquelles Léon XIV a annoncé cette intervention.

Le mouvement Communion et Libération a, par ailleurs, lancé un appel à prier en communauté et en famille le Saint Chapelet pour la santé du Souverain pontife, «afin qu’il puisse poursuivre l’accomplissement de la mission qui lui a été confiée pour l’unité de toute l’Église et pour l’annonce de la paix que le Christ apporte au monde».

source vatican news

vendredi 2 octobre 2026

À l'ONU, le Saint-Siège dénonce la «logique de la peur»





Lors d'une intervention aux Nations-Unies, la Mission permanente d’observation du Saint-Siège appelle à la mise en œuvre du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires: leurs conséquences durables nous rappellent que derrière les «doctrines, arsenaux et considérations d'intérêt stratégique», il y a des personnes dont la dignité «ne saurait jamais être subordonnée à des intérêts militaires ou politiques».

Des paroles et des actes de plus en plus agressifs alimentent une «logique de la peur», tandis que derrière les doctrines et les arsenaux, les visages de ceux qui subissent une «culture du pouvoir» sont défigurés et leur dignité sacrifiée au profit d'intérêts militaires et politiques. Cette situage exige une action rapide et efficace. C'est ce qu'a exposé Mgr Robert Murphy, observateur permanent adjoint et chargé d'affaires de la Mission du Saint-Siège auprès des Nations-Unies. Il s'est exprimé lors de deux interventions, à l'occasion d'une réunion plénière promouvant la Journée internationale contre les essais nucléaires (JIETN), et de la toute première Réunion internationale sur l'assistance aux victimes et la restauration de l'environnement qui se tenait ce 1er septembre à New-York.

Le danger d'un nouveau recours à l'énergie nucléaire

Le premier discours commémorait la Journée internationale contre les essais nucléaires, célébrée le 29 août, rappelant avec gravité leur «héritage dévastateur» qui, pourtant, ne renforce pas l'idée «que la paix ne peut être préservée en développant des armes toujours plus destructrices». Aujourd’hui, en effet, nous observons un «recours renouvelé à la dissuasion nucléaire» et une «rhétorique nucléaire de plus en plus agressive», qui remettent en question la norme internationale établie. Ce concept a été exprimé par le Pape Léon XIV dans son encyclique Magnifica Humanitas, qui identifiait l’abandon progressif de la construction d’ogives nucléaires comme «la reconnaissance de la menace que représentent les armes capables d’anéantir l’humanité entière».

Dans ce contexte, Mgr Murphy a renouvelé le soutien indéfectible et l’appel du Saint-Siège à la mise en œuvre des accords existants, comme le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE). L'engagement de groupes de travail sur l'application de ces traités illustre comment «la science, la technologie et la coopération internationale peuvent être mises au service de la transparence, de la confiance et du bien commun». 

Contrer la «culture du pouvoir»

Ces concepts ont également été repris lors du second discours, qui évoquait à nouveau Magnifica Humanitas, dans lequel le Pape met en garde contre l’émergence d’une «culture de la puissance» où «la disponibilité des ressources et la capacité de dominer tendent à dicter l’agenda et les critères de décision». Cette culture «se développe en normalisant la guerre, en poursuivant une puissance militaire toujours plus grande, en tirant profit de la crise du multilatéralisme et en alimentant un faux réalisme qui prétend qu’il n’existe aucune alternative».



Cette logique, affirme le représentant du Saint-Siège, est particulièrement pertinente dans le domaine nucléaire, «où les arsenaux sont modernisés et agrandis, parallèlement à l'intégration croissante de technologies en constante évolution dans les systèmes d'armement». Ses conséquences nous rappellent que «derrière les doctrines, les arsenaux et les considérations d'intérêt stratégique, il y a des êtres humains dont la dignité intrinsèque, don de Dieu, ne saurait jamais être subordonnée à des intérêts militaires ou politiques». Il est donc nécessaire d'appliquer le «point de vue des victimes» préconisé par Léon XIV, en apportant

un soutien médical et psychologique aux personnes affectées par les radiations et les retombées radioactives des essais nucléaires. Une attention particulière doit être portée aux communautés qui ont subi des préjudices disproportionnés, notamment les peuples autochtones.

Prendre soin des personnes et de l'environnement

Par ailleurs, la protection des communautés affectées est indissociable de la protection de l'environnement. En effet, il a été constaté que la contamination des sols, de l'eau et des écosystèmes a des répercussions sur la santé et les moyens de subsistance des populations actuelles et représente un fardeau pour les générations futures. À cet égard, le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN) et le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) constituent des fondements essentiels pour progresser vers un monde exempt d'armes nucléaires et pour promouvoir une paix juste et durable.



«Ceux qui ont été touchés par les armes nucléaires nous demandent non seulement de remédier aux conséquences des dommages subis par le passé, mais aussi de laisser leur témoignage guider nos choix pour l’avenir», a conclu l’archevêque irlandais devant l'assemblée onusienne. «Ce faisant, nous pouvons dépasser la culture de la puissance et promouvoir une vision de la sécurité qui place la personne humaine au centre, protège la création et sert le bien commun.»



cité du vatican

mercredi 16 septembre 2026

La cathèdre du Pape prend forme entre les mains de jeunes ébénistes

 


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Crédit : ALETEIA I MR

Un élève du lycée professionnel Saint-Jean à Sannois fabrique le fauteuil du Pape pour la veillée des jeunes.


Les Apprentis d'Auteuil se sont vu confier la délicate mission de réaliser en un temps record le fauteuil en bois dans lequel siégera le Pape lors de la veillée au Stade de France. Reportage au cœur des ateliers du lycée professionnel Saint-Jean, à Sannois (Val-d’Oise).

Monsieur, la fin, je fais comment ?" En ce doux après-midi de septembre, une demi-douzaine d’élèves en ébénisterie s’active dans l’atelier du lycée professionnel Saint-Jean, à Sannois (Val-d'Oise). Ils s’appellent Jean-Marie, Alexandre, Roxane, De’hayn… Ils ont entre 16 et 20 ans, et préparent un CAP Ébéniste ou le Brevet des métiers d’art (BMA) en ébénisterie. Une agréable odeur de sciure de bois flotte dans l’air. Il faut parler fort pour couvrir le bruit des machines. Depuis la reprise des cours début septembre, ces élèves aux profils variés se sont portés volontaires pour un projet hors du commun : fabriquer une cathèdre en chêne pour le pape Léon XIV à l’occasion de la veillée des jeunes au Stade de France.

Mathieu Dafonseca, le professeur, passe d’un jeune à l’autre et prodigue ses conseils, n’hésitant pas à manier les outils, ici ponçant, là rabotant. C’est lui qui a accepté de relever ce défi un peu fou. Fin juillet, les organisateurs de la visite du Pape en France ont confié à la Fondation d’Auteuil la fabrication du siège pour la veillée des jeunes. "La responsable de la Fondation m’a demandé si on pouvait impliquer des élèves dans ce projet. J’ai immédiatement envoyé un message à l’enseignant, Mathieu Dafonseca. Il a accepté et a dessiné durant l’été deux croquis, dont l’un a été validé par le Vatican", confie Dominique Lelong André, directrice du Groupe scolaire Saint-Jean à Sannois.

Un enthousiasme palpable

"J’ai répondu oui car c’est un beau projet", explique Mathieu Dafonseca. "Et qui correspond parfaitement aux compétences que les élèves doivent acquérir pendant leur formation. Ils sont tous très motivés, très appliqués. Au début, ils étaient inquiets en raison de l’échéance à court terme – un mois ! –, mais c’est un bon stress. Maintenant, ils ont vu les plans et savent ce qu’ils ont à faire", assure l’enseignant, serein sur les délais.

L’enthousiasme est palpable également parmi les élèves. "C’est une occasion qu’on a qu’une fois dans sa vie", s’exclame Jean-Marie, 18 ans, passionné par l’ébénisterie et notamment sa dimension artistique. "Même si pour ce projet-là, on n’a pas trop le temps de réfléchir ! On fabrique". Pour Alexandre, 16 ans, qui découvre le métier en première année du brevet des métiers d’art, c’est une manière "d’apporter sa pierre à l’édifice pour l’accueil du Pape".

Roxane, 19 ans, fait elle aussi ses premiers pas dans ce domaine. "On se lance dans un énorme projet alors qu’on vient tout juste de commencer l’année !", confie-t-elle, un peu anxieuse. Un objectif qui lui procure néanmoins beaucoup de joie : "Quelle que soit la personne pour qui je travaille, le Pape ou quelqu’un d’autre, c’est pareil, cela me rend heureuse. Je le fais aussi pour ma famille qui est très croyante et qui est fière que je participe à ce projet."

Si le résultat final ne nous a pas été dévoilé – secret oblige –, nous savons néanmoins que le cahier des charges était extrêmement précis. "Le Saint-Siège voulait un fauteuil assez sobre, j’avais un cahier des charges très cadré", précise le professeur. Il n’en dira pas plus. Rendez-vous le vendredi 25 septembre au Stade de France pour admirer le fruit de leur labeur. Un bois qui ne laisse pas de marbre.



aleteia

samedi 12 septembre 2026

Bienheureuse Inès Takeya : l’accueil à tout prix

 

INES TAKEYA

Crédit : © Élisabeth Dardinier / Madame Carabosse


Fêtée dans l'Église le 10 septembre, bienheureuse Inès Takeya donne un magnifique témoignage de foi. Son histoire nous permet de redécouvrir ce qu'est le sens de l'accueil véritable.

Inès Takeya, fêtée le 10 septembre, fait partie d'un groupe de martyrs décapités à Nagasaki (Japon) en 1622. Avec son mari, le bienheureux Côme Takeya, la jeune femme se convertit au catholicisme. C'est l'époque des grands missionnaires tels que saint François Xavier et saint Charles Spinola. Mais il n'est malheureusement pas de bon ton de se réclamer de l'Évangile et les persécutions pleuvent sur les chrétiens, ce qui n'empêche pas le couple d'assumer sa foi en cachant des missionnaires. Arrêtée avec un groupe de trente compagnons, Inès a la tête tranchée.

Son histoire, magnifique témoignage, montre à quel point la foi qui l'animait l'a conduite à se surpasser et à donner au-delà de tout. En hébergeant des chrétiens alors que cela les mettait en danger, en acceptant le risque, le dérangement et peut-être même la peur, Inès et son époux ont vécu l'accueil comme une véritable mission. Un accueil au prix de leur vie. Par ce don de soi, ce couple nous montre ce qu'aimer signifie.


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Vasthi, la reine rebelle oubliée de la Bible

  Crédit : CC BY 2.0 Gravure de Gustave Doré représentant la reine Vashti refusant d’obéir au roi perse Assuérus. Si les voies du Seigneur d...