dimanche 12 juillet 2026

L’un des premiers “convertis” de saint François d’Assise

 

Guy de Cortone

Guy de Cortone, compagnon de saint François d'Assise que l'on fête le 12 juin, était un seigneur dont l'hospitalité n'avait pas d'égale. Il est l'un des premiers à avoir succombé à l'esprit franciscain et à tout abandonner pour suivre le Christ.

L’histoire de Guy Vignotelli est d’une simplicité déconcertante qui pourtant ne manque pas de bouleverser. Né en Toscane à la fin du XIIe siècle, le jeune seigneur de condition modeste est connu pour sa générosité et son sens de l’accueil. C’est sans surprise qu’un soir d’orage, alors que le moine François d’Assise et un compagnon cherchent un abri, Guy s’empresse de les inviter chez lui. Mais le jeune seigneur ne se contente pas de les abriter sous son toit.

Il se plie en quatre pour offrir un accueil de roi aux humbles serviteurs du Christ. Il les fait asseoir puis lave et embrasse leurs pieds. Après quoi, il leur fait préparer à manger, et insiste pour les servir lui-même à table. Il supplie les moines de revenir le voir si un jour ils manquent de vêtements ou de vivres. Touché par tant de courtoisie, François le bénit et s’en va. Quelques jours plus tard, Guy aperçoit François en prière. Comme frappé par la foudre, il lui demande de le recevoir parmi les moines. Il prend la bure en 1211, donne tout ce qu’il possède, et s’installe dans une grotte près de Cortone. Il ne la quitte que pour prêcher aux populations voisines jusqu’à sa mort en 1245.

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vendredi 10 juillet 2026

Sous le Rideau de fer, Jan et Václav ont choisi la Vérité jusqu’au bout

 



Jan Bula (à gauche) et Václav Drbola (à droite) ont été béatifiés le 6 juin 2026.

Chaque année, le 17 juin, les chrétiens pourront célébrer la mémoire de deux jeunes prêtre tchèques, Jan Bula et Václav Drbola, condamnés à la peine de mort et exécutés au début des années cinquante par le régime communiste en Tchécoslovaquie, raconte dom Samuel, abbé de Nový Dvůr. Ils ont été béatifiés ce 6 juin par le cardinal canadien d’origine tchèque, Michael Czerny.

Les persécutions derrière ce qu’on appelait à l’époque le Rideau de fer sont présentes dans nos mémoires, mais comment ceux qui ont résisté, comment ceux qui ont survécu, comment ceux qui ont donné leur vie sont-ils devenus "semences de chrétiens" dans leur pays devenu la République tchèque et la Slovaquie ? Et, surtout, qu’ont-ils à nous apprendre aujourd’hui, pour que la foi chrétienne, affrontée à d’autres résistances non moins fortes, demeure demain vivante ?

Un cardinal canadien… né en Tchécoslovaquie

À l’appel de l’évêque de Brno, plus de 13000 chrétiens se sont rendus au Palais des expositions, le samedi 6 juin 2026, pour célébrer la béatification de ces deux jeunes prêtres, présidée par le cardinal canadien Michael Czerny sj. De belles trajectoires humaines et chrétiennes se sont croisées ce jour-là : Michael Czerny, né à Brno le 18 juillet 1946, a quitté la Tchécoslovaquie au début de la persécution communiste avec ses parents qui ont émigré au Canada où il a oublié sa langue maternelle, qu’il maîtrise cependant suffisamment pour prêcher et célébrer dans son pays d’origine. Il avait entre cinq et six ans quand Père Jan et Père Václav ont donné leur vie pour le Christ. Depuis la Révolution de velours, en 1989, il revient de temps en temps dans son pays natal.

Arrestations massives de prêtres

Jan (Jean) Bula, né le 24 juin 1920, est ordonné prêtre le 29 juin 1945. Václav (Wenceslas) Drbola, de huit ans son aîné, né le 16 octobre 1912, avait été ordonné prêtre le 5 juin 1938. La Deuxième Guerre mondiale fut donc les témoins des premières années de ministère du premier, et de l’éveil de la vocation sacerdotale du second, l’un et l’autre œuvrant dans deux paroisses rurales du même diocèse de Brno. En 1948, Père Václav est prêtre depuis 10 ans, Père Jan depuis trois ans… Le Parti communiste prend le pouvoir en Tchécoslovaquie. Rapidement, commencent les arrestations massives de prêtres, de religieux et de religieuses. De nombreux couvents gardent aujourd’hui le souvenir de centaines d’entre eux qui y furent incarcérés et qui furent ensuite interdit d’exercer leur ministère pendant de longues années. En 1950, dans le village de Babice où l’abbé Drbola est curé, trois fonctionnaires de l’État sont assassinés. Parmi les coupables se trouvait un camarade de classe de Jan Bula. Jan était en prison depuis trois mois, Václav depuis deux semaines. Puisqu’il connaissait ces gens, la police essaie de leur faire porter une part de la responsabilité. né d’avoir organisé l’attentat. Jan Bula tombe bientôt également dans les mailles de ce filet. Cette sombre histoire qui ne sera jamais totalement éclaircie donne lieu à une parodie de procès dont les deux prêtres seront les victimes innocentes. Le Père Václav Drbola, condamné à mort, est exécuté le 3 août 1951. Il a 38 ans. Le Père Jan Bula sera condamné un an plus tard et exécuté le 20 mai 1952. Il allait avoir 32 ans. L’un et l’autre étaient depuis longtemps sous surveillance policière à cause de leur zèle apostolique, notamment au service des jeunes. Crime, à cette époque-là !

La fidélité à la vérité et la puissance du pardon

Autour d’une telle célébration, on aurait pu craindre un accent doloriste — savoir souffrir au service du Christ… — ou une revanche politique. Rien de tout cela dans les deux halls du Palais des congrès de Brno qui abritaient de nombreuses familles avec leurs enfants, des adolescents et des jeunes. Autour du cardinal, les évêques tchèques et environ deux cents prêtres, rejoints par des confrères slovaques, autrichiens et allemands. Le chœur chrétien et l’orchestre qui portaient la prière de cette assemblée fervente comptaient 400 musiciens de tous âges. Les motifs de la béatification : la fidélité à la vérité, la force de l’amour, la puissance du pardon, donnaient le ton et l’orientation à cette assemblée chrétienne qui célébrait son avenir plus encore que son passé.

Un témoignage pour les moines et pour les jeunes

Cinq moines de l’abbaye Notre-Dame de Nový Dvůr, un postulant et un séminariste en séjour au monastère avaient tenu à faire la route qui sépare leur monastère à l’Ouest de la Tchéquie, de la ville de Brno à l’Est, où sont nés quelques-uns de leurs fondateurs. Pourquoi ? Parce que leur vie de prière et leur secrète fécondité apostolique prennent leur sève dans le témoignage de ceux qui les ont précédés, pour construire un monde d’hommes et de femmes responsables, fidèles à la vérité, forts de l’amour de Dieu et capables de pardonner. Dieu veuille que les enfants et les adolescents qui ont participé à cette fête de la foi et qui ont pu éprouver la force de l’espérance chrétienne, en gardent la mémoire pour être fidèles à leur tour, en construisant des familles chrétiennes, ou en donnant leur vie au Christ dans le sacerdoce ou la vie religieuse. Chacun à sa manière, ils répondront aux appels du Christ qui sait parler aux cœurs ouverts à la lumière, même aux époques mouvementées, comme celle de ces deux prêtres, comme la nôtre aujourd’hui.

Du bienheureux Jan Bula, il ne reste rien. Ses bourreaux n’ont pas rendu son corps à sa famille. Rien, aucune relique, sauf la chasuble de sa première messe. Rien de tangible, mais la foi qui l’a animé et dont il a témoigné jusqu’au sang, avec son confrère Václav Drbola, est vivante dans son diocèse.


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dimanche 5 juillet 2026

Jean-Baptiste, le seul saint dont on célèbre la naissance

 

Saint John THE BAPTIST

La naissance de saint Jean-Baptiste, de Pontormo (1494 -1557)



L'Église célèbre la Nativité de saint Jean-Baptiste ce 24 juin. Une fête unique en soi. Car si on fête bien la Nativité de Jésus et de la Vierge Marie, Jean-Baptiste est le seul saint dont on célèbre la naissance.

Les catholiques fêtent les saints à la date anniversaire de leur mort... jour de leur naissance dans la vie éternelle. Tous, sauf un, Jean-Baptiste ! Il est le seul dont on fête l'anniversaire de la naissance, la Nativité de Jean-Baptiste. Quelle est la raison de ce "traitement si spécial" ? La réponse se trouve dans l’évangile de saint Luc. En réalité, Jean-Baptiste a été sanctifié dans le sein de sa mère par la seule présence de Jésus-Christ lorsque la Vierge Marie a rendu visite à sa cousine, Élisabeth : il était "rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère" (Luc 1:15).

La naissance de saint Jean-Baptiste comporte de nombreux autres signes. D’abord, c’est un ange qui annonce sa naissance à Zacharie, son père. Ce dernier doute, car sa femme, Elisabeth, et lui-même sont avancés en âge. En plus, cette dernière est stérile : elle n'a pas d'enfants. Il est alors "réduit au silence" pour n'avoir pas cru à la parole de l'ange. L'annonce de ce dernier s'accomplit cinq mois plus tard : Elisabeth est enceinte. Lorsque la Vierge Marie vient lui rendre visite pour lui annoncer qu'elle aussi, à son tour, est enceinte, l'enfant que porte Elisabeth "tressaille d'allégresse".


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L’un des premiers “convertis” de saint François d’Assise

  Public Domain Guy de Cortone Guy de Cortone, compagnon de saint François d'Assise que l'on fête le 12 juin, était un seigneur dont...