mercredi 13 mai 2026

Naples contre Rome

 



"Procession in Naples" by Franz Richard Unterberger (Cropped), c. 1878

"Procession à Naples" de Franz Richard Unterberger, c. 1878


Dans l'après-midi du 8 mai, Léon XIV a visité Naples, cité qui s’est construite comme une rivale orgueilleuse de Rome, en n’hésitant pas à opposer sa foi bouillonnante à l’institution vaticane.


Orgueilleuse de son riche patrimoine baroque, notamment religieux, Naples est devenue une rivale de Rome à la fin de la Renaissance. À partir du XVIIIe siècle, elle se décrit même comme la "ville des 500 coupoles" et connaît, jusqu’à l’unification italienne — et surtout après la prise de Rome en 1870 — un âge d’or.

Dans son roman Pertes et gains (La Onzième Heure, 2026), saint John Henry Newman, converti de l’anglicanisme et donc peu suspect d’antipapisme, donne la parole à un Anglais visitant l’Italie au milieu du XIXe siècle : "Willis dit qu’il s’était souvent demandé ce qui pouvait amener tant d’étrangers, ou plutôt de protestants, à visiter Rome. C’était un endroit si morne, si mélancolique. Une série d’amas de briques, croulants et informes, un sol irrégulier, des chaussées entourées de hautes et monotones murailles, des points d’intérêt se perdant au milieu de vastes étendues désertes, des palais délabrés, des arbres systématiquement mutilés, des rues où l’on enfonce jusqu’à la cheville dans l’immondice, ou bien où l’on se noie dans d’épais nuages de poussière et de paille, un climat des plus capricieux, un air du soir si dangereux… Naples était un paradis terrestre, mais Rome n’était qu’une ville de foi".

Provocateur, l’écrivain Jean-Noël Schifano affirme dans son Dictionnaire amoureux de Naples (Plon, 2007) que le port de Campanie a été "spolié" par Rome de son statut de capitale au moment de ce qu’il appelle la "fausse unité de l’Italie". Il estime que la famille de Savoie a glorifié l’impérialisme de la Rome des papes et des césars, cléricale et ignorante, au détriment de la vivacité intellectuelle et artistique de la cité parthénopéenne, cité des Lumières, florissante sous le règne des Bourbons.

À Rome il y a le pape, mais à Naples il y a Dieu.

Ce qui est certain, c’est que Naples connaît un déclin important au XXe siècle sur le plan économique et culturel. Mais ses antiques traditions populaires, notamment religieuses, restent l’orgueil des Napolitains ; et alors que ses palais se délabrent, le catholicisme perdure, très ancré dans le quotidien de ses habitants. En témoignent les centaines d'édicules (petits autels) dédiés à la Vierge, au Christ ou à des saints locaux, qui ne sont souvent reconnus ni par le diocèse ni par Rome (en particulier quand il s’agit de Diego Maradona), mais qui démontrent l’existence d’une dévotion vivace chez les Napolitains.

Cette singularité dévotionnelle est illustrée parfaitement par une petite anecdote dont sont très fiers les Napolitains. En 1917, Pablo Picasso entame un tour d’Italie et s’installe un temps à Rome. Mais le jeune Jean Cocteau l’invite à le rejoindre à Naples. "À Rome je suis bien, et puis il y a le pape", lui répond le peintre. "Oui c’est vrai, à Rome il y a le pape, mais à Naples il y a Dieu".

Le sang bouillant de saint Janvier

Face à l’autorité institutionnelle de Rome, cité de saint Pierre, Naples oppose sa grande figure : San Gennaro — saint Janvier — évêque martyr du IVe siècle que les habitants considèrent comme un protecteur puissant de la cité, notamment contre le Vésuve. À chaque fois que ce dernier gronde, fume ou explose, comme en 1631, c’est vers saint Janvier que tous se tournent. Et chaque samedi précédant le premier dimanche de mai, la relique du sang du martyr est examinée : si le sang se liquéfie, tout va bien. Mais gare aux funestes présages qu’annonce un sang qui reste solide…

Prudent, le Saint-Siège ne reconnaît pas la liquéfaction comme un "miracle" dogmatique, mais comme un "événement prodigieux". Cependant, plusieurs papes sont venus assister à la cérémonie, à commencer par Pie IX en 1848. En 2007, le sang resta solide pour Benoît XVI, un signe du rejet du pape allemand, jugé trop froid par la presse locale. Et en 2015, François a assisté à une liquéfaction partielle et a plaisanté en disant que le saint ne les aimait qu'à "moitié" car la conversion des fidèles n'était pas encore complète. Bonne nouvelle pour Léon XIV : la liquéfaction était complète lorsque le sang a été examiné le 2 janvier dernier.

Les papes à Naples

Tumultueuse, brutalement émotionnelle, fluctuante et passionnée, Naples se vit comme la ville du Sang, là où Rome serait celle de la Pierre, figée dans son éternelle stabilité institutionnelle, selon une distinction inventée par Jean-Noël Schifano. La venue des papes est donc toujours un moment délicat. En 1848, Pie IX, qui doit fuir Rome, est accueilli à Naples avec faste, mais se rend compte que les Napolitains ont plus de piété pour leur roi et leur saint que pour le trône de Pierre.

En 1980, Jean Paul II se rend dans le quartier de Poggioreale, alors que la région est frappée par un tremblement de terre dévastateur. S’il est globalement reçu comme une figure de réconfort, son passage cristallise aussi la colère d'une population à bout de nerfs face à l'absence de secours, n’hésitant pas à interpeller directement le Polonais.

Visiter Naples, pour un pape, est une tout autre expérience qu’une visite à Milan ou Venise : c’est se confronter à une piété de la rue. Ce n’est pas pour rien que, malgré la proximité géographique avec Rome, les pontifes venant de Naples sont d’ailleurs rares : Paul IV au XVIe siècle (et non Paul VI), mais surtout Innocent XII au XVIIe siècle, le seul qui resta proche de sa ville d’origine.


aleteia

lundi 11 mai 2026

Le Pape reconnaît le martyre de 49 Espagnols assassinés en haine de la foi

 




Le martyre de 49 membres de la Congrégation de Saint-Gabriel et d'un prêtre, tués en Espagne en haine de la foi pendant la guerre civile de 1936-1939, a été reconnu; ils seront bientôt béatifiés. Sont déclarés vénérables, Pedro Samuel Salado Alba, laïc, Maria Eletta de Jésus, carmélite déchaussée, Maria Teresa de la Très Sainte Trinité, carmélite du Cœur Divin de Jésus, et Maria Raffaella De Giovanni, fondatrice des Sœurs Tertiaires Minimes.

Le Pape Léon XIV a autorisé lundi 27 avril, lors de l’audience accordée au cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère des Causes des Saints, la promulgation des décrets reconnaissant le martyre de 49 frères de Saint-Gabriel et de leur aumônier, tués en Espagne en 1936 lors de la persécution religieuse survenue pendant la guerre civile, ainsi que des décrets concernant l’héroïcité des vertus de trois religieuses – Maria Eletta de Jésus, carmélite déchaussée, Maria Teresia de la Très Sainte Trinité, carmélite du Cœur Divin de Jésus, et Maria Raffaella De Giovanni, fondatrice des Sœurs Tertiaires Minimes – et l’offrande de sa vie de Pedro Samuel Salado Alba, laïc, qui sont donc désormais vénérables.

Estanislao Ortega García et ses compagnons

Frère Estanislao Ortega García, premier provincial de la Province espagnole de l’Institut des Frères de l’Instruction chrétienne de Saint-Gabriel, et ses compagnons – 48 confrères ainsi que Manuel Berenguer Clusella, aumônier de la maison provinciale et de formation de Sant Vicenç de Montalt, prêtre du diocèse de Barcelone – seront donc béatifiés en tant que martyrs en Espagne. Tués à différents moments en 1936, ils sont tous victimes de la haine envers la foi catholique. Le contexte de leur témoignage de vie est celui de la persécution religieuse qui a débuté en 1934 et s’est intensifiée entre juillet 1936 et avril 1939, pendant les années de la guerre civile. Parmi les épisodes les plus dramatiques vécus par les religieux, on peut citer l’irruption d’une centaine de miliciens de la FAI (Federación Anarquista Ibérica) dans la maison de "Can Valls" le 7 novembre 1936. Ce jour-là, tous les frères âgés de plus de 18 ans, 44 au total, ainsi que le père aumônier, sont emmenés en prison dans un bus. Les étudiants ayant été conduits dans des centres d’aide sociale, les plus âgés restèrent sous le contrôle d’un comité rouge. Sur les 44 personnes arrêtées, 5 religieux français furent libérés grâce à l’intervention du consulat; les 39 autres et l’aumônier furent assassinés quelques jours plus tard au cimetière de Montcada.

Pedro Manuel Salado de Alba

Laïc et membre de l’association “Hogar de Nazaret”, Pedro Manuel Salado de Alba est né le 1er janvier 1968 à Chiclana de la Frontera, en Espagne. Le 15 août 1990, il s’est entièrement donné à Dieu à la Casa Nazareth, une institution missionnaire de vie consacrée, créée pour offrir un chemin vers la sainteté, avec pour mission de prendre soin des enfants et des jeunes en situation de vulnérabilité. Pedro Manuel vit dans un foyer d’accueil à Cordoue jusqu’en 1998, puis il est affecté à la Casa Quinindé en Équateur. Là-bas, outre la gestion du foyer, il mène une intense activité pastorale, coordonne les activités scolaires, enseigne la religion et se consacre au catéchisme. Il consacre toute son existence aux plus petits. Elle s’achève tragiquement pour sauver leur vie. Le 5 février 2012, à Playa de Tonsupa près d’Atacames, Pedro Manuel se jette à l’eau sans hésiter lorsque des enfants, alors qu’ils jouaient, sont emportés au large par un tourbillon. Il sauve sept enfants mais meurt sur le rivage. Pour avoir offert sa vie, il est aujourd’hui vénérable.

Maria Eletta de Jésus

Vivant au XVIIe siècle, Mère Maria Eletta de Jésus, de son nom de naissance Caterina Tramazzoli, était originaire de Terni, en Italie. Elle y est née le 28 janvier 1605 et c'est là, à l'âge de vingt et un ans, qu'elle entra, avec sa sœur Lucie, au monastère des Carmélites déchaussées. Elle se distingue par sa maturité, à tel point qu’après trois ans de vie religieuse, on lui demande de participer à la fondation d’un carmel à Vienne, dont elle deviendra la prieure à l’âge de 33 ans. Par la suite, elle est chargée de fonder un nouveau monastère à Graz, où elle vit les années les plus fécondes spirituellement de son existence, estimée par la population et l’aristocratie pour sa sagesse et le témoignage de sa vie. Destinée à une nouvelle fondation, elle arrive à Prague en 1656, où beaucoup connaissaient déjà ses vertus. Mais dans ce contexte, Maria Eletta de Jésus se trouve confrontée à de graves problèmes liés à l’institution du nouveau Carmel et à la «nuit obscure» de l’épreuve. Elle affronte les maladies, les tourments de l’esprit, les contradictions et même les calomnies, avec patience et en s’abandonnant entre les mains de Dieu, sans jamais cesser de prier. Elle meurt le 11 janvier 1663. Femme d’une grande prudence et d’une grande maîtrise de soi, elle s’est distinguée par sa grande charité, son amour du prochain, sa générosité envers les pauvres et les nécessiteux et ses soins attentionnés envers les malades.

Maria Teresa de la Très Sainte Trinité


Née le 13 novembre 1897 à Apeldoorn, aux Pays-Bas, Maria Teresa de la Très Sainte Trinité, de son nom de naissance Theresia Ysseldijk, entre au Carmel du Cœur Divin de Jésus de Tilburg à l’âge de vingt ans. Animée d’un grand zèle pour les missions, elle part pour l’Amérique avec sept autres consœurs en décembre 1919. Peu après son arrivée, elle est frappée par une grave maladie, découverte trop tardivement par les médecins. Elle affronte tout cela avec patience et toujours le sourire aux lèvres, continuant à servir Dieu au sein de l’Ordre carmélitain et travaillant en union silencieuse avec Lui. C’est ce qui la distingue, tout comme l’esprit missionnaire qui caractérise son choix de vie. Elle meurt le 10 mars 1926 à l’hôpital St. Mary de Saint-Louis.


Maria Raffaella De Giovanna

Italienne, originaire de Gênes, Maria Raffaella De Giovanna naît le 30 juillet 1870. Dès son plus jeune âge, bien que d’un naturel jovial, elle manifeste le désir de solitude pour se donner entièrement à Dieu, si bien que, jeune fille, elle demande à entrer en cloître. Mais son état de santé fragile ne lui permet pas de mener une vie austère, et elle retourne donc chez elle. Elle devient alors catéchiste dans sa paroisse et a l’occasion de connaître et de constater la misère de nombreuses familles. Elle se consacre ainsi aux pauvres et aux malades, puis comprend qu’elle souhaite donner davantage. Elle confie alors à son confesseur son désir de se consacrer gratuitement, avec d’autres jeunes femmes, aux pauvres malades et à l’apostolat auprès des enfants. C’est ainsi que, le 4 août 1896, naissent les “Sœurs Servites”. Cinq ans plus tard, une nouvelle communauté est constituée sous le nom de “Sœurs Tertiaires Minimes Infirmières de Saint François de Paule”. Maria De Giovanna prend le nom de sœur Maria Raffaella, mais, avec les autres religieuses, elle doit faire face à diverses difficultés. Sa patience et sa prière constante la poussent à aller de l’avant. Avec ses consœurs, elle s’engage dans l’assistance aux soldats revenant du front de la Première Guerre mondiale et, après la guerre, elle encourage la création de Maisons filiales. Pour tous, Maria Raffaella devient la Mère, qui continue à diriger la Congrégation qu’elle a fondée malgré une santé fragile et ses souffrances. Elle meurt le 11 mars 1933.



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dimanche 10 mai 2026

Le cardinal Parolin célèbre une messe pour la paix à Haïti



Depuis la basilique Sainte-Marie Majeure le 9 mai, le Secrétaire d’État du Saint-Siège a exhorté à ne pas rester indifférent face aux souffrances du monde : « Dieu écoute le cri de toutes les victimes de l’injustice et de la misère », y compris celles qui, dans ce pays des Caraïbes, « aspirent à une vie libérée de la violence ».

« Que la paix règne pour toujours en Haïti ». Tel est le vœu qui s’élève face à l’indifférence suscitée par les souffrances du peuple caribéen et de tant d’autres dans le monde, victimes de guerres et de la traite des êtres humains : deux fléaux qui, souvent alimentés par des intérêts personnels et inhumains, dévastent des communautés entières. C’est par ces mots que le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a invoqué la fin des violences en Haïti lors d’une messe célébrée samedi après-midi 9 mai, dans la chapelle Sforza de la basilique Sainte-Marie-Majeure. Le Premier ministre du pays, Alix Didier Fils-Aimé, reçu le matin en audience par le pape Léon XIV, a également pris part à la célébration eucharistique.

La crise en Haïti


Depuis 2021, Haïti est confronté à une crise sans précédent liée à la violence des gangs criminels. On dénombre 1,4 million de personnes déplacées à cause des groupes armés qui ravagent le pays depuis des années. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, rien qu’en 2025, plus de 5 500 personnes ont été tuées et plus de 2 600 blessées. Des chiffres qui décrivent une réalité évoquée par le cardinal dans son homélie, prononcée en français : il faut une paix qui «n’est pas celle que nous offre le monde», trop souvent imposée par «la violence et la tromperie». 

Le premier don du Ressuscité


La réconciliation invoquée par le cardinal est celle souhaitée par Jésus, avec laquelle «il s’est présenté devant la communauté ecclésiale après sa Résurrection», orientant les premiers pas de la communauté des croyants. C’est donc là le «premier don» du Ressuscité et le «signe de sa présence». L’accueillir, a expliqué le cardinal Parolin, implique la mission de construire la communion. «Là où est le Christ, la paix règne». Une réconciliation qui, toutefois, «ne peut être imposée», mais proposée et librement accueillie par chacun.

Le besoin de paix du monde


La paix, donc, ne coïncide pas seulement avec l’absence de conflits, mais plonge ses racines «dans l’accueil du Christ et dans la dignité de l’homme», s’adressant ainsi aussi aux non-croyants. «En observant la situation internationale actuelle», a affirmé Parolin, «nous pouvons tous reconnaître à quel point notre monde a besoin de la présence de Dieu, et par conséquent, du don de la paix». 

Dieu écoute les supplications


Face à tant de tragédies, le cardinal a tenu à apporter un réconfort : «Dieu écoute le cri de toutes les victimes de l’injustice et de la misère qui, partout dans le monde, élèvent vers lui leurs supplications». Les aspirations de ceux qui, en Haïti, souhaitent «une coexistence exempte de violence, où ils puissent vivre comme des frères et sœurs» ne restent donc pas sans réponse. 

L'engagement indispensable de la communauté internationale


Cette période pascale, a poursuivi le Secrétaire d'État, nous invite à faire rayonner la présence du Christ, en donnant la parole à ceux qui souffrent en silence et en impliquant tous ceux que nous rencontrons sur notre chemin, «sans distinction», afin que «le monde croie au Dieu qui donne la paix». Une mission si vaste qu’elle exige nécessairement l’engagement de la communauté internationale en faveur du bien commun, au-delà des «frontières, des traditions religieuses et des cultures», à travers «une collaboration interdisciplinaire systématique, qui rassemble des institutions, des organisations scientifiques et des dirigeants de différents domaines». Un engagement nécessaire car, a ajouté le cardinal, «nous sommes tous frères, responsables les uns des autres».

Garantir la justice dans le respect des lois


Chacun est donc appelé à assumer ses responsabilités, en s’engageant à rétablir l’harmonie et en œuvrant pour la justice «dans le respect des lois et des droits de l’homme», en visant «le bien suprême de la nation à travers la reconstruction des institutions et la mise en œuvre de tous les moyens garantissant aux citoyens une vie digne».

La paix dans l'avenir


Le Secrétaire d'État a ensuite rappelé les paroles du pape Léon XIV lors de sa visite au Maqam Echahid, le Mémorial des martyrs algériens, au cours de son dernier voyage apostolique, selon lesquelles «Dieu désire la paix pour chaque pays» et que celle-ci ne peut se réaliser que par le pardon. «Le véritable combat pour la libération ne sera définitivement gagné que lorsque la paix du cœur aura été conquise», a réaffirmé Mgr Parolin. «L’avenir appartient aux hommes et aux femmes de paix». 

La prière pour ceux qui restent au service


L’homélie s’est conclue par la consécration à Marie de tous ceux qui, en Haïti, «donnent le meilleur d’eux-mêmes au service des plus faibles», là où «la violence montre son pire visage». Le cardinal a également évoqué les évêques, les prêtres et les religieux qui poursuivent leur mission pastorale dans le pays, «ainsi que tant d’hommes et de femmes de bonne volonté qui, dans leurs différentes responsabilités, ont compris que suivre le Ressuscité signifie œuvrer sans relâche pour la paix, en s’oubliant souvent eux-mêmes».


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