lundi 10 août 2026

Le Cellarium, nouveau pari viticole des moines du Barroux



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Crédit : Via Caritatis

Construction du Cellarium du Barroux dont les portes doivent ouvrir en janvier 2027.

 Les moines bénédictins de l'abbaye du Barroux lancent un projet hors du commun : le Cellarium. Un lieu de découverte du patrimoine viticole, de dégustation et de mémoire, qui ouvrira ses portes en janvier 2027 au cœur du Ventoux.

Dieu n'avait fait que l'eau, mais l'Homme a fait le vin", a dit un jour Victor Hugo. L'Homme, et plus encore les moines. Et si l'on veut être franchement chauvin — poussons le bouchon — les moines de France. Car c'est bien à eux que l'on doit l'essentiel de ce que la France appelle aujourd'hui ses grands terroirs. De la Bourgogne au Languedoc, de Châteauneuf-du-Pape aux coteaux provençaux, chaque grande appellation française porte en elle l'empreinte d'une abbaye, d'un cellérier, d'une communauté de moines qui ont taillé, greffé, observé, patienté. La vigne apparaît plus de 400 fois dans la Bible — symbole de l'amour de Dieu pour son peuple — et les moines se sont attachés à la cultiver avec une ferveur à la fois spirituelle et terrienne.

Aujourd'hui, cet héritage est en danger. Et c'est depuis le pied du mont Ventoux qu'une abbaye bénédictine a décidé de le défendre. Les moines de l'abbaye du Barroux lancent leur Cellarium, un nouveau lieu consacré à la transmission de la culture du vin et de l'héritage des grands vignobles monastiques. Cet espace de 400m2, conçu comme un musée et un espace de découverte de la viticulture, doit ouvrir ses portes en janvier 2027.

Depuis les années 1960, la consommation individuelle de vin des Français a chuté de plus de 60% — de 120 litres par habitant à moins de 40 litres aujourd'hui. En 2024, la consommation mondiale a atteint son plus bas niveau depuis 1961. En réponse, l'État a ouvert un plan d'arrachage subventionné : 28.000 hectares de vignes ont déjà fait l'objet de demandes, dont plus d'un tiers avec cessation totale d'activité. Certains experts évoquent jusqu'à 100.000 hectares menacés à terme. Derrière les chiffres, des familles entières qui voient leur métier, leur terre et leur histoire disparaître.

"La viticulture française traverse une crise profonde. À travers cette initiative, l'objectif est de montrer que le vin n'est pas un simple produit de consommation — c'est un héritage vivant, façonné par des siècles de travail monastique et paysan", explique à Aleteia Gabriel Teissier, directeur de Via Caritatis. Cette association unit depuis 2015 les moines et moniales de l'abbaye du Barroux à une soixantaine de familles de vignerons du Haut-Ventoux. Ensemble, ils défendent un patrimoine viticole et paysager que la crise menace d'effacer. Aujourd'hui, plus de 60 familles vivent directement de cette initiative.

Un parcours muséal pour plonger dans l'histoire

Le nom n'est pas choisi au hasard. Cellarium est le mot latin pour cellier — la pièce centrale des monastères médiévaux où l'on conservait le bon vin. Dans les abbayes, le cellérier était le moine responsable des affaires matérielles, gardien de ces précieuses réserves. Le Cellarium sera bien plus qu'un simple caveau de vente. Sur 400 m² — bâtiment semi-enterré construit de toutes pièces, juste avant l'abbaye du Barroux — il réunira un espace muséal, des salles de dégustation et un caveau. Un deuxième niveau accueillera les bureaux de Via Caritatis ainsi qu'une partie dédiée à l'hôtellerie du Barroux. Un chantier à 4 millions d'euros, porté par l'abbaye elle-même.

Le visiteur du Cellarium sera invité à traverser plusieurs siècles d'histoire. Le parcours muséal s'articulera autour de plusieurs espaces : l'histoire des vignobles monastiques et la signification de la vigne dans la Bible, la vie de saint Benoît et la règle bénédictine, puis le lien des monastères avec le monde paysan — ces communautés qui, dans des environnements hostiles, ont créé des économies entières, avec des villages qui s'implantaient à leur ombre. "On disait au Moyen Âge : "Il fait bon de vivre sous la crosse des abbayes. Le lien entre les communautés monastiques et le patrimoine viticole français est profond et doit être mieux connu", poursuit Gabriel Teissier.

Après une levée de fonds via Credo Funding, les murs du premier étage sont montés ; le second étage est en cours. Pour financer l'aménagement intérieur, Via Caritatis a lancé mi-mai 2026 une campagne nationale de vente de 5.000 cartons de vin. Deux mois après son lancement, 20% de l'objectif est déjà atteint. Bouteille après bouteille, les moines du Barroux construisent bien plus que des murs : ils bâtissent un lieu de transmission pour les générations à venir.


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vendredi 7 août 2026

Pourquoi saint Charbel est-il représenté les yeux fermés ?

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Crédit : Godong

Images de saint Charbel

<em>Saint Charbel, fêté le 24 juillet, obéissait à la règle de l’ermitage maronite selon laquelle les moines ermites recevaient leurs visiteurs dans une attitude d’humble serviteur. Ses yeux fermés évoquent aussi le fait que son regard était tourné non pas vers ce monde mais vers Dieu.</em>

Fêté le 24 juillet, saint Charbel est toujours représenté, dans l’iconographie traditionnelle, les yeux fermés. Le visage encadré d’une barbe blanche et d’un capuchon noir, auréolé de la lumière de la sainteté, il a effectivement les yeux fermés, comme s’il était en train de prier. "Saint Charbel était un moine ermite, or l’ermite maronite ne regarde pas le fidèle qui vient le visiter, il est son serviteur", explique à Aleteia Mgr Samer Nassif, chorévêque du diocèse de Sidon au Liban. Il obéit en cela à la règle de l’ermitage maronite selon laquelle les moines ermites recevaient leurs visiteurs dans une attitude d’humble serviteur.

Ermite et humble serviteur

Depuis saint Maron, et comme l’a perpétué la tradition, les ermites, dans le monachisme oriental maronite, ne vivent pas coupés du monde : les matinées sont réservées à la messe et à la prière, mais les après-midi sont ponctuées par les visites des fidèles, qui viennent solliciter un conseil, une bénédiction ou une parole de vie. "Le moine maronite est comme un serviteur, il demande à ses visiteurs : "Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?" C’est une des particularités du monachisme oriental maronite, et cette forme de vie monastique a contribué à répandre la chrétienté au Moyen-Orient", souligne le chorévêque maronite.

L’ermite maronite ne vit pas non plus coupé des souffrances du monde, bien au contraire. Charbel Makhlouf n’ignore pas, à cette époque, les violentes persécutions à l’encontre des chrétiens maronites au Mont-Liban. Il a 32 ans lors du massacre des maronites en 1860. "Saint Charbel est dans le monde, dans la mesure où il souffre avec son peuple et prie pour lui, mais il n’est pas de ce monde", assure Mgr Samer Nassif. "Il a les yeux fermés car il est tourné vers Dieu, il appartient au Ciel." Ses yeux fermés évoquent son détachement du monde. "Il a renoncé à la richesse et à la gloire de ce monde pour suivre Dieu, il ne voulait même aucun pouvoir dans sa communauté. En entrant au monastère, il ne cherchait que "la gloire de Dieu" et "le salut de [son] âme"".

aleteia

jeudi 6 août 2026

Saint Bonaventure, un théologien à genoux

 

Painting of St. Bonaventure

Saint Bonaventure.

Dominicain du couvent de Bordeaux, le frère Jean-Thomas de Beauregard commente l’évangile de la fête de saint Bonaventure. À l’exemple de la foi des tout-petits, Bonaventure pense qu’il ne peut pas y avoir de connaissance de Dieu sans prière et sans amour.

Faire mémoire de saint Bonaventure en cette Année saint François d’Assise instituée par le pape Léon XIV, pourrait presque sonner comme une provocation. Aux yeux des franciscains spirituels, parce qu’il fut ministre général de l’Ordre des frères mineurs et qu’il y combattit la tendance joachimite qui risquait d’enfoncer les franciscains dans l’hérésie, Bonaventure est l’incarnation du traître, le symbole de l’écrasement du charisme originel par l’institution. Cette légende noire a d’ailleurs été reprise en 2002 par l’historien médiéviste Jacques Dalarun, qui par un jeu de mots cruel intitula l’un de ses livres La Malaventure de François d’Assise.

Doux et humble de cœur

C’est très injuste, tant Bonaventure s’est voulu fidèle à François d’Assise. Il y a même chez lui un certain chauvinisme franciscain. Un peu à la manière dont Thomas d’Aquin n’hésite pas à dire que la vie dominicaine est un décalque exact du mode de vie du Christ, Bonaventure n’hésite pas, pour commenter l’Évangile (lue le lendemain de sa fête !), où Jésus recommande d’être doux et humble de cœur (Mt 11, 28-30), à affirmer : "L’homme est doux par le sentiment de fraternité ; il est humble par le sentiment de petitesse ou de minorité. Donc être doux, c’est se faire le frère de tous ; être humble, c’est être plus petit que tous. Et donc être doux et humble de cœur, c’est être un vrai frère mineur." Ben voyons !

En bon frère mineur, Bonaventure est donc familier de l’Évangile de ce jour. Il peut s’exclamer avec Jésus : "Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. […] Personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler" (Mt 11, 25-27). Non pas que Bonaventure, pas plus que le Christ, ne méprise la science ou l’étude. Bonaventure était le collègue de Thomas d’Aquin à la Sorbonne, et si leurs théologies sont différentes, il n’y a aucun anti-intellectualisme chez Bonaventure. Mais peut-être plus que chez Thomas, des accents affectifs et de piété fervente.

Pas de théologie sans prière

Bonaventure est typique de cette théologie à genoux que le pape François reconnaissait chez Benoît XVI, précisément façonné par Bonaventure. Dans le prologue de son Brevioquium, Bonaventure écrit : "Il faut commencer par le commencement, c’est-à-dire accéder d’une foi pure au Père des lumières, en fléchissant les genoux de notre cœur, afin que par son Fils dans son Saint-Esprit, il nous donne la vraie connaissance de Jésus-Christ et, avec sa connaissance, son amour. » Dans son commentaire des Sentences, Bonaventure écrit encore que « la sagesse, en son sens le plus propre, désigne la connaissance expérientielle de Dieu ; et de cette manière, elle est l’un des sept dons de l’Esprit Saint, dont l’acte consiste à goûter la divine suavité […], il trouve son commencement dans la connaissance et sa consommation dans l’affection".

Ce que Thomas d’Aquin a pratiqué sans toujours le dire, Bonaventure le pratique et le dit, et même y exhorte : il veut qu’on ne fasse de la théologie que dans un climat de prière. Ainsi dans le prologue de son Itinéraire de l’âme vers Dieu, Bonaventure exhorte à la prière "afin qu’on n’aille pas croire que la lecture suffise sans l’onction, la spéculation sans la dévotion, la recherche sans l’admiration, l’examen attentif sans l’exultation, le travail sans la piété, la science sans la charité, l’intelligence sans l’humilité, l’étude sans la grâce de Dieu". De qui prétendrait faire de la théologie ou même de la philosophie une science autonome, sans le secours de la grâce, Bonaventure se moque : "C’est comme si un homme voulait regarder le ciel ou le soleil avec des bougies." Il prêche en ce sens : "Rien ne peut rendre les choses parfaits objets de science, si ce n’est la présence du Christ, Fils de Dieu et maître."

La foi des tout-petits

Dès lors, il peut arriver qu’un tout-petit en remontre à un grand savant en matière de foi, parce que son intimité avec le Christ lui donne cette connaissance expérientielle de Dieu qui surpasse toute connaissance. Peut-être ne saura-t-il pas la formuler conceptuellement de manière adéquate, mais il en vivra et saura reconnaître dans la prédication trop brillante d’un théologien à la mode ce qui s’écarte de la foi catholique. Et c’est ici que Bonaventure rejoint Thomas d’Aquin, dont on sait qu’il admirait la foi de la vetula, cette petite vieille qui, dans une chapelle latérale, récite son chapelet, et en sait parfois plus que le plus éminent des docteurs en théologie. 


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mercredi 5 août 2026

Le Jura, un territoire façonné par la Vierge Marie

 

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Crédit : Amiv

La statue de la Madone à Saint-Laurent-la-Roche, Jura.

Dressée au sommet de son belvédère, la Madone de Saint-Laurent-la-Roche, dans le Jura, veille sur la plaine de Bresse depuis un siècle. Le 9 août, le village célébrera le centenaire de la réinstallation de cette statue, un anniversaire qui rappelle combien la figure de la Vierge Marie est intimement liée à l'histoire de cette région. 

Erigée une première fois en 1874 sur l’emplacement de l’ancien donjon du château, démantelé sous Louis XIV, la Madone de Saint-Laurent-la-Roche domine depuis son promontoire le village et la plaine de Bresse. Visible de loin, elle est devenue un repère familier pour les habitants comme pour les randonneurs. Le 9 août prochain, la commune célébrera le centenaire de cette statue à l’histoire mouvementée. Au début du XXᵉ siècle, dans le contexte tendu de la séparation de l’Église et de l’État, la Madone devient la cible de plusieurs attentats. Une première explosion, le 1er mars 1904, la renverse sans la détruire. Remise en place, elle est de nouveau attaquée le 24 octobre, laissant un large impact sur son flanc gauche. Face aux risques d’une nouvelle attaque, le maire Émile Charnot propose son enlèvement lors d’un conseil municipal extraordinaire le 29 octobre 1904. Une partie des habitants s’y oppose. Menés notamment par M. Michel, ancien avocat installé dans la commune, ils lancent une pétition qui recueille 79 signatures pour demander le maintien de la statue. "Cette histoire dit beaucoup de choses sur la laïcité, mais aussi sur l’attachement des habitants à la Vierge Marie", explique Béatrice Genet, coprésidente de l’Association de mise en valeur de l’église de Saint-Laurent-la-Roche (AMIVE). "Beaucoup des noms figurant sur la pétition appartiennent encore aujourd’hui à des familles du village." Malgré cette mobilisation, une troisième explosion, le 22 avril 1905, détruit définitivement la Madone. Mais les habitants ne renoncent pas : en 1926, grâce à une souscription locale et à un impressionnant chantier mobilisant hommes et attelages de bœufs, une nouvelle statue est hissée au sommet du rocher. C’est celle qui veille encore aujourd’hui sur Saint-Laurent-la-Roche.

Si cette Madone est devenue un symbole pour la commune, elle témoigne aussi d’un attachement plus large à la figure de Marie dans le Jura, une terre où la dévotion mariale a profondément marqué l’histoire et le patrimoine.

Une dévotion ancienne, façonnée par les épreuves

"Le Jura est une terre mariale", confirme à Aleteia Bertane Poitou, responsable de l'art sacré au diocèse de Saint-Claude, ajoutant que même si les sources sont peu nombreuses avant les XIᵉ et XIIᵉ siècles, plusieurs éléments permettent de comprendre pourquoi cette dévotion s'est enracinée ici. "La première piste remonte aux origines de l'évangélisation de la région. À l'époque, le Jura appartient au diocèse de Besançon. Selon la tradition, les saints Ferréol et Ferjeux, premiers évangélisateurs de la province, auraient été envoyés par saint Irénée de Lyon, l'un des premiers théologiens à avoir développé la figure de Marie comme la "nouvelle Ève". On peut donc imaginer que cette sensibilité mariale ait accompagné les premiers missionnaires", explique la spécialiste. 

Si la vie monastique joue un rôle déterminant dans l’enracinement du culte marial, avec l'implantation de nombreuses communautés religieuses, notamment trois grandes abbayes cisterciennes, mais aussi les Chartreux, la dévotion à Marie ne reste toutefois pas cantonnée aux monastères. "Le diocèse est longtemps resté très rural. Dans les campagnes, la piété populaire s'est maintenue plus durablement qu'ailleurs et Marie était celle que l'on invoquait dans les épreuves", note Bertane Poitou. Et les épreuves, les Jurassiens en ont traversé beaucoup : la guerre de Dix Ans, pillages, incendies, épidémies et massacres marquent profondément les populations, qui se tournent naturellement vers la Vierge comme protectrice. Cette confiance en Marie s’inscrit parfois directement dans la mémoire des lieux, comme en témoigne la chapelle Notre-Dame Libératrice à Salins-les-Bains. "En 1639, alors que la Franche-Comté est ravagée par la guerre de Dix Ans, les habitants de Salins invoquent la protection de la Vierge face aux menaces qui pèsent sur la ville, notamment les troupes françaises et la peste. Selon la tradition, la cité est épargnée des destructions promises, ce qui est attribué à l’intercession de Marie. En signe de reconnaissance, les habitants font ériger une chapelle et installent une statue de la Vierge Libératrice, qui devient un lieu de prière et de pèlerinage", raconte l’historienne, qui précise qu’à la fin des années 1980, on recensait plus d'une trentaine de lieux de pèlerinage dédiés à Marie dans le Jura, sans compter les nombreuses églises placées sous son patronage : près d'une vingtaine sont dédiées à la Nativité de Marie, une quarantaine à l'Assomption, auxquelles s'ajoutent chapelles et oratoires.

Marie, une présence qui demeure 

Mais cette dévotion mariale ne relève pas seulement du passé. Aujourd'hui encore, les grands sanctuaires du département continuent d'attirer les fidèles, à commencer par le sanctuaire Notre-Dame de Mont-Roland, qui conserve le souvenir d'une Vierge en majesté du XIᵉ siècle, Notre-Dame de Neige et Notre-Dame du Chêne. Cette présence de Marie se manifeste aussi dans le mouvement des Équipes du Rosaire, particulièrement actif dans le diocèse. "Notre diocèse était l’un des premiers à organiser des pèlerinages à Lourdes et l'Hospitalité jurassienne fut la première créée en France", souligne fièrement Bertane Poitou, qui rappelle par ailleurs la richesse mariale du patrimoine artistique du Jura.

"Dans les églises jurassiennes, la présence de Marie est partout. Fresques, retables, tableaux ou sculptures racontent toute la vie de Marie, de sa Nativité à son Assomption, en passant par les grands épisodes évangéliques comme l'Adoration des Mages, mais aussi des scènes issues des écrits apocryphes", précise-t-elle. 

Ainsi, des églises aux monastères, c'est tout le paysage jurassien qui porte l'empreinte de Marie. Au détour d'un sentier, au sommet d'un belvédère ou dans le silence d'une chapelle, la Vierge continue de raconter une même histoire : celle d'un territoire où foi, patrimoine et mémoire n'ont jamais cessé de dialoguer. 


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Le Cellarium, nouveau pari viticole des moines du Barroux

Crédit : Via Caritatis Construction du Cellarium du Barroux dont les portes doivent ouvrir en janvier 2027.   Les moines bénédictins de l...