samedi 31 janvier 2026

Léon XIV rejoint la galerie des Papes dans la Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs

 



À la veille de la célébration des secondes vêpres de la solennité de la Conversion de saint Paul, le samedi 24 janvier 2026, la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs a dévoilé le portrait en mosaïque de Léon XIV. Ce médaillon s’inscrit dans la série consacrée à tous les Pontifes, de Pierre à nos jours. Vatican News retrace la genèse de cette œuvre, fruit d’une remarquable synergie entre l’Atelier de mosaïque du Vatican et le peintre Rodolfo Papa. 

De petites tesselles, de formes et de couleurs variées, juxtaposées pour former un ensemble : la métaphore de la mosaïque exprime bien le contexte du travail ayant conduit à la réalisation du portrait du Pape Léon XIV, récemment installé le long de la nef gauche de Saint-Paul-hors-les-Murs. Le médaillon est le dernier, par ordre chronologique, à prendre place dans les clipei, des cadres circulaires, destinés à accueillir les effigies de tous les Papes, de Pierre jusqu’à aujourd’hui. Et l’œuvre elle-même est le fruit de «compétences professionnelles diverses». Après chaque Conclave, une équipe doit livrer, dans des délais très courts, l’image du nouvel évêque de Rome à la chrétienté et à l’histoire.

Une tradition inaugurée au Ve siècle par Léon le Grand


La tradition des portraits dans la basilique qui conserve les reliques de l’Apôtre des nations remonte au Ve siècle, à l’époque du Pape Léon le Grand. Sous son pontificat commença l’ancienne série, à l’origine peinte et attestée par le Codex Vatican Latin 4407, en grande partie détruite lors de l'incendie de 1823. Seuls quarante-et-un de ces portraits furent sauvés et sont aujourd’hui conservés dans le cloître de l’abbaye de Saint-Paul-hors-les-Murs.

Après l’incendie, la reconstruction en mosaïque voulue par Pie IX


Le lancement de la nouvelle décoration, destinée à rétablir l’ancienne, fut décidé en 1847 par Pie IX, qui confia à l’Atelier de mosaïque du Vatican, relevant de la Vénérable Fabrique de Saint-Pierre, la mission de refaire tous les portraits des Papes. «Pie IX, explique Paolo Di Buono, directeur de l’Atelier, institua une commission de peintres chargés de réaliser des cartons peints, ensuite transposés en mosaïque». Entre mai et octobre de la même année furent réalisés les premiers 262 tableaux. Les peintures à l’huile, achevées dans les années 1840 et conservées aujourd’hui dans les dépôts de la Fabrique, furent ensuite traduites en grands médaillons d’un diamètre de 137 cm, destinés à être contemplés à 13 mètres du sol. Le travail se prolongea jusqu’en 1876.



Dans l’atelier du peintre: l’huile avant la mosaïque

Allier rapidité d’exécution, précision minutieuse et art monumental demeure aujourd’hui encore un défi. Commandé en juin dernier, le portrait en mosaïque de Léon XIV a été achevé à la mi-janvier. La peinture à l’huile, réalisée aux mêmes dimensions que la mosaïque, a été exécutée en quelques semaines, en juillet, par le peintre Rodolfo Papa, après une étude attentive des anciens portraits conservés par la Fabrique de Saint-Pierre. C’est le Pontife lui-même qui a choisi le modèle parmi quatre esquisses présentées. Le maître les montre avec émotion dans son atelier romain, où il peint et préside l’Académie urbaine des arts, fondée en 2006 pour former de nouvelles générations de peintres.

Un travail d’équipe : 15 000 tesseles en trois mois


Le peintre confie ne pas s’être attendu à une commande d’une telle importance, évoquant l’attention portée à la cohérence avec l’ensemble des portraits, aux cadrages et aux proportions: «la toile mesure 137 cm, un format grand, qui peut être mal géré, d’autant qu’il s’agit d’un portrait officiel devant ensuite être traduit en mosaïque. Pour faciliter le travail des mosaïstes, il lui est arrivé de peindre jusqu’à quatorze heures d’affilée».

La satisfaction est grande à la vue du résultat: «Les mosaïstes ont accompli un travail remarquable, stupéfiant pour traduire ma peinture: ombres, tridimensionnalité, lumières… tout est rendu de manière splendide.» Le peintre garde en mémoire la journée du 14 janvier, lorsque l’œuvre achevée fut présentée au Pape Léon XIV: le Saint-Père, rapporte-t-il, «en a été très heureux», dans une rencontre à la fois émouvante et chaleureuse.

Pour l’Atelier de la mosaïque du Vatican, l’effort fut lui aussi considérable: en trois mois, à un rythme très soutenu, depuis fin octobre, environ 15 000 tesselles ont été assemblées pour composer le portrait. Paolo Di Buono précise qu’il a fallu environ 150 journées de travail, réparties entre trois personnes œuvrant simultanément: «l’une pour le visage, partie la plus complexe ; une autre pour le drapé ; une troisième pour l’amict, vêtement liturgique porté par le Pape. Pour le fond d’or, presque tous ont contribué». Il évoque également l’équipe composée de 11 mosaïstes et 3 stagiaires, photographiée le jour où Léon XIV visita à l’improviste l’atelier.

Techniques anciennes, verre, or: la matière d’un portrait


Les tesselles ont été réalisées selon l’ancienne technique romaine de la mosaïque taillée et selon celle de la mosaïque au fil. Les premières, d’environ 1x2 cm, sont obtenues en sectionnant à la marteline une plaque d’émail composée de verre, d’oxydes métalliques et d’autres substances produisant la couleur. Les détails les plus fins, comme les cheveux, sont réalisés avec la technique de la mosaïque filé: de minuscules tesselles issues de très fines baguettes d’émail fabriquées à très haute température dans le four de l’atelier du Vatican, puis coupées à l’aide d’une lime à base de poudre de diamant.
Autre catégorie encore: les tesselles dorées du fond, produites selon d’anciennes méthodes médiévales, très brillantes grâce à leur structure «en sandwich»: une feuille d’or extrêmement fine prise entre deux couches de verre.

Un disque de 130 kilos, une œuvre pensée pour durer


Le médaillon apparaît ainsi comme une grande plaque de verre. À ce poids s’ajoute celui du plateau métallique sur lequel les tesselles sont appliquées au moyen d’un mastic à base d’huile de lin, à durcissement lent. L’ensemble du disque pèse environ 130 kilos, rendant la mise en place, levage par un système de poulies puis fixation au mur, particulièrement délicate. Avant de quitter le Vatican pour être chargé dans le véhicule à destination de la Basilique de Saint-Paul-hors-les-Murs, trois orifices ont été pratiqués afin d’insérer d'énormes chevilles ou goupilles métalliques. Elles assurent un ancrage sûr et permettent, si nécessaire, de retirer l’œuvre. Cela n’arrive presque jamais: même l’ajout d’auréoles, en cas de canonisation d’un Pontife, se fait sur la mosaïque déjà installée. La Fabrique de Saint-Pierre elle-même ressemble à une mosaïque, où des générations d’artisans se succèdent, et où le présent s’inscrit dans une histoire bimillénaire.




vatican news



mardi 27 janvier 2026

Vatican: «Que les droits des employés ne soient jamais bafoués»

 





                                           AFP


Mgr Marco Sprizzi explique en détail l'action du Bureau du travail du Siège apostolique, dont il est le président. Il commente également le récent sondage mené par l'Association des employés laïcs du Vatican, qui fait état de mécontentement et de comportements inapproprié: «Je ne pense pas que le mécontentement soit généralisé. Les portes du Bureau sont toujours ouvertes, le Saint-Siège ne peut tolérer en son sein des situations d'iniquité ou d'injustice», affirme-t-il.

Dialogue, écoute, collaboration, plutôt que conflit, compétition et revendication. Telles sont les pistes suivies par l'ULSA, le Bureau du travail du Siège apostolique, dans ses relations avec les employés du Vatican et les autres organismes et dicastères du Saint-Siège. Un bureau aux «portes toujours ouvertes», comme l'affirme son président, Mgr Marco Sprizzi. Il commente et apporte des éclaircissements sur le récent sondage de l'ADLV (Association des employés laïcs du Vatican) dans lequel environ 250 des plus de 6 000 employés - y compris les retraités - dénoncent des situations de malaise, d'injustice et de méfiance au sein de la communauté de travail du Vatican.

En décembre dernier, le Pape a approuvé les nouveaux statuts de l'ULSA, dans lesquels on peut lire l'attention particulière que le Souverain Pontife porte au monde du travail. Que signifient ces nouveaux statuts pour ceux qui travaillent aujourd'hui au Vatican et quels changements ont-ils apportés jusqu'à présent?


C'est sans aucun doute un signe de la grande attention que porte le Saint-Père à l'application de la doctrine sociale de l'Église au sein du Saint-Siège et à l'égard de tous les employés de la Curie romaine, des organismes connexes, du Gouvernorat du Vatican et du Vicariat de Rome. Les changements apportés sont importants, je ne les énumérerai pas tous, mais je tiens à souligner que la représentativité et la mission d'unité et de promotion du Bureau du travail ont été encore renforcées, conformément à la vision de Jean-Paul II et des Papes qui lui ont succédé. L'unité signifie ramer tous dans la même direction, nous sentir coresponsables et participants à la mission du Saint-Siège, ce qui ne signifie en aucun cas diminuer la protection des travailleurs, mais la promouvoir et la poursuivre dans un esprit de dialogue et de confiance mutuelle.

Un récent sondage mené par l'ADLV révèle un climat d'insatisfaction et des signalements de comportements inappropriés sur les lieux de travail du Vatican. Comment commentez-vous cela?



J'ai moi aussi pris connaissance du sondage. Techniquement, il s'agit d'un sondage réalisé sur un échantillon très restreint, puisqu'il concerne moins de 5 % des employés. Quoi qu'il en soit, nous prenons au sérieux toutes les voix, même celle d'un seul employé qui se plaint d'un manque d'attention, d'un manque de dialogue, d'un manque de respect des règles. Les portes du Bureau du travail sont toujours ouvertes, car nous sommes, comme l'a dit Jean-Paul II, une structure de dialogue et donc à l'écoute de tous. Nous travaillons pour qu'il n'y ait pas de situations dans lesquelles les droits des employés soient bafoués ou violés de quelque manière que ce soit, et en même temps, nous nous engageons beaucoup dans la formation afin de promouvoir la prise de conscience de la participation à la mission unique et l'amélioration des compétences. Nous considérons donc cette enquête avec sérieux et respect. Avec l'ADLV, nous avons - comme ils le disent eux-mêmes - des dialogues constructifs et fréquents et nous prenons toutes les signalements au sérieux.

Notre tâche consiste à les approfondir et à les examiner à la lumière du droit et de la doctrine sociale de l'Église, puis à les intégrer dans le dialogue avec les administrations concernées, notamment par la création de tables rondes techniques et de commissions ad hoc, afin de trouver des solutions dans l'intérêt de tous: des employés, mais aussi du Saint-Siège, qui ne peut accepter des situations d'iniquité ou d'injustice en son sein. C'est pourquoi nous accueillons ces résultats et souhaitons les vérifier au niveau des cas concrets individuels et de l'amélioration de la réglementation. Nous prenons au sérieux cette mission qui interpelle notre conscience de chrétiens et de prêtres. L'ADLV en est bien consciente.

71 % des personnes interrogées ont indiqué l'ADLV comme interlocuteur en cas de problèmes au travail, contre 10 % qui s'adresseraient à l'ULSA. Est-ce une donnée réelle?


Nous traitons quotidiennement des dizaines de cas, les employés s'adressent constamment à nous, tout comme les administrations. Dieu merci, nous ne manquons pas de travail. Je lis dans la déclaration de l'Association qu'environ 80 % des personnes ayant répondu à l'enquête sont inscrites à l'ADLV, alors que seulement 71 % d'entre elles s'adresseraient à l'ADLV elle-même. En réalité, même tous les membres ne s'adresseraient pas en premier lieu à leur association... Mais nous ne nous plaçons pas dans une perspective de concurrence, l'ADLV joue un rôle important et constructif et nous l'encourageons, le promouvons et remercions l'Association pour ce qu'elle fait. Nous continuerons à accueillir et à soutenir toutes les demandes, requêtes et sollicitations, à la lumière des normes et de la doctrine sociale, si elles sont jugées appropriées et répondent aux exigences de justice.

J'aimerais ajouter que les responsables des dicastères, les responsables du Gouvernorat et tous ceux à qui nous présentons ces demandes sont sensibles et ouverts au dialogue. Nous avons également organisé des tables rondes techniques réunissant les dirigeants des dicastères concernés et les représentants de l'ADLV ici, à notre siège, avec notre médiation. Et nous continuerons sur cette voie du dialogue et de la recherche commune de solutions possibles et justes.

Il faut continuer sur cette voie. La voie de l'opposition et du conflit est exclue de la vision des Papes et de l'approche missionnaire du Saint-Siège. Ceux qui travaillent au Saint-Siège épousent une mission: il n'y a pas de place pour le conflit, mais nous sommes comme un orchestre dans lequel chaque instrument doit jouer selon ses spécificités. La voix des employés peut et doit contribuer à la composition d'une musique, d'une harmonie, dans laquelle leurs demandes trouvent une écoute respectueuse et une réponse. Telle est notre mission quotidienne. Même si les modalités sont parfois différentes, je constate que tout le monde s'efforce d'apporter des réponses. Il est également vrai que ceux qui contrôlent les comptes et vérifient les exigences de viabilité économique donnent parfois des réponses qui peuvent ralentir la recherche de solutions. Cela fait partie des règles du jeu que ceux qui surveillent les comptes posent parfois des «limites». Cela ne doit toutefois pas nous bloquer, mais nous inciter à trouver des solutions créatives, y compris pour la recherche de fonds.

D'où vient alors le mécontentement dont il est question dans le sondage?


D'après l'expérience acquise lors de nombreuses rencontres avec les employés, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un mécontentement généralisé. Je pense que le sentiment le plus répandu est plutôt positif. N'oublions pas que lorsque la pandémie de Covid-19 a éclaté, beaucoup ont perdu leur emploi dans le monde entier et en Italie, tant dans le secteur public que privé, mais au Saint-Siège, même si l'on a dû puiser dans les réserves, personne n'a été licencié et personne n'a vu son salaire diminuer. Les employés le savent et sont reconnaissants avant tout au Pape François qui s'est engagé à faire en sorte que la pandémie, qui a fortement réduit les ressources économiques du Saint-Siège, ne retombe pas sur eux.

Mais il y a aussi beaucoup d'autres petites choses au quotidien: la crèche, le centre aéré, la réouverture de l'Annona, les récentes rescrits de Léon XIV sur l'accessibilité réelle des personnes handicapées dans la communauté de travail, l'attention portée aux retraites (même si les ressources ne sont parfois pas très abondantes), le renforcement du système de santé pratiquement gratuit. Bref, autant de raisons qui poussent beaucoup de gens à vouloir travailler au Vatican, car ils ont le sentiment d'y être bien traités.

Je ne pense donc pas qu'il y ait un mécontentement général, mais nous constatons qu'il y a des choses qui doivent absolument être prises en compte et améliorées, par exemple l'adaptation des niveaux de rémunération aux tâches effectuées. Dans certains cas, en raison de situations antérieures, du gel des ressources ou de la volonté de ne licencier personne, les ajustements nécessaires n'ont pas été effectués. Nous y travaillons afin de rendre justice à ceux qui y ont droit.

Il est également fait mention du harcèlement moral...


Personnellement, je n'ai connaissance d'aucun cas de harcèlement moral. Il existe certainement des formes de protection prévues par la loi pour dénoncer et recourir contre des mesures portant atteinte aux droits. S'il y a des cas de harcèlement moral ou d'abus, ils doivent certainement être signalés, car les exigences de la justice morale dans le monde du travail sont prioritaires depuis la Rerum Novarum de Léon XIII. Cependant, les rumeurs sont une chose et la vérification de la vérité en est une autre. Il est certain que s'il y avait des cas d'abus, même inférieurs au harcèlement moral proprement dit, le Saint-Père serait le premier à intervenir, car cela ne peut et ne doit pas se produire.

Le même sondage met toutefois en évidence certains signes positifs, tels que l'ouverture d'un dialogue commun...


C'est ce que je mentionnais tout à l'heure. Les Papes nous encouragent à promouvoir l'esprit de communauté, d'unité, l'esprit que nous appellerions aujourd'hui «synodalité» au sein de l'Église tout entière et en particulier du Siège apostolique. Nous nous engageons, dans la mesure du possible, à renforcer toujours plus le dialogue avec les employés, individuels et associés, et avec tous les organismes qui utilisent des ressources, et à servir de pont afin que ce dialogue entre les travailleurs et les administrations soit toujours plus constructif, serein, inspiré par l'Évangile et le magistère social de l'Église, dans un esprit de communion ecclésiale et dans le respect des droits des travailleurs.



Vatican News

dimanche 25 janvier 2026

Le Pape exprime sa gratitude aux agents de sécurité

 

Le Pape exprime sa gratitude aux agents de sécurité du Vatican





                                                       (@Vatican Media)

Comme le veut la tradition, c’est dans une atmosphère de prière que Léon XIV a présenté ses vœux aux fonctionnaires et agents de sécurité de la cité du Vatican ainsi qu’à leurs familles en commençant par le signe de la croix et la salutation du Ressuscité "la paix soit avec vous". Il a ensuite traduit sa gratitude pour le travail accompli pour sa propre sécurité et celle de ses collaborateurs et surtout des pèlerins, touristes et visiteurs.

S’adressant au vice-chef de la police, à la sœur Préfète, aux Aumôniers ainsi qu’aux fonctionnaires et aux agents de l'Inspection de la sécurité publique de la cité du Vatican, le Pape Léon XIV leur a exprimé sa gratitude. «Je tiens tout particulièrement à vous remercier pour ce que vous avez accompli au cours du Jubilé qui vient de s'achever, ainsi qu'à l'occasion du décès de mon regretté prédécesseur, le Pape François, de ses funérailles et du conclave.» Ce furent des journées intenses, qui ont mis leurs forces à rude épreuve. Ils ont fait preuve, comme toujours, d'esprit de sacrifice, de professionnalisme, de souplesse et de discrétion et tout s’est déroulé dans l'ordre.

Évoquant ensuite la présence de plus de trente-trois millions de pèlerins autour de la Basilique Saint-Pierre de Rome en cette année jubilaire, le Pape a également tenu à remercier les proches des agents qui, indirectement, ont dû s'adapter aux exigences des engagements et des horaires de travail extraordinaires, endurant le sacrifice de leur absence.

La prière à Saint Michel Archange comme boussole

«L'ordre et la sécurité sont des dons qui exigent des sacrifices» a ensuite reconnu le Saint Père en évoquant la prière à Saint Michel Archange, saint Patron de la police nationale où l’on demande son aide céleste pour assurer aux citoyens «la concorde, l'honnêteté et la paix afin que, dans le respect de toutes les lois, l'esprit de fraternité humaine soit nourri». Les paroles de cette prière constituent un programme et un style de service et indiquent un chemin de croissance personnelle et communautaire continue, a poursuivi le Pape Léon. Le Pape souhaite que cette prière soit effectivement une boussole pour les agents de sécurité pour créer un environnement sûr favorisant la prière autour du Vatican. « Je pense que vous les avez fidèlement incarnées au cours de l'année écoulée et je vous souhaite d’en faire de plus en plus la boussole de votre vie et de votre travail, chacun dans son domaine de responsabilité, avec l'aide de vos assistants spirituels

Le bon ordre et la tranquillité signe d'une civilisation authentique

Empruntant ensuite les mots de son prédécesseur le Pape Benoît XVI, Léon XIV a souhaité: «Que votre présence, chers amis, soit une garantie toujours plus valable de ce bon ordre et de cette tranquillité qui sont fondamentaux pour construire une vie sociale pacifique et sereine et qui, outre qu'ils nous sont enseignés par le message évangélique, sont le signe d'une civilisation authentique» (Salutation aux dirigeants et au personnel de l'Inspection de la sécurité publique auprès du Vatican, 14 janvier 2013).

«En vous confiant à la protection maternelle de la Très Sainte Vierge Marie et de Saint Michel Archange, je vous assure de ma prière pour vous et vos familles et je vous bénis de tout cœur.», a conclu le Saint-Père.


Vatican News

lundi 19 janvier 2026

SONGE BIBLIQUE

 



À Laban, du songe biblique à la première alliance

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Le songe de Laban.


Si le nom de Laban n’est pas des plus connus, il demeure néanmoins important dans le récit biblique puisque par le songe qu’il fit, Laban fut conduit à conclure la première alliance entre Israélites et Araméens… 

Selon le livre de la Genèse, Laban, nommé également l’Araméen, donna refuge au grand patriarche, Jacob, alors que ce dernier fuyait la colère de son frère jumeau Esaü, qu’il avait trompé. Jacob séjourna ainsi, chez son oncle Laban, de nombreuses années et prospéra grandement tout en épousant tour à tour, ses deux filles, Léa et Rachel, en contrepartie de quoi il s’engagea à servir Laban durant deux périodes de sept années. Cependant, Laban avait quelque peu dupé Jacob en substituant dans le lit de noce sa fille aînée, moins favorisée par la nature, au lieu de sa cadette réputée pour sa beauté… Fuyant alors la ruse de cet oncle guère scrupuleux, Jacob emporta avec lui biens et épouses, mais il fut vite rattrapé par Laban…

Le songe biblique

Laban peut être considéré comme un idolâtre, ce qui était encore une pratique courante à cette époque reculée. Ainsi, servait-il de nombreuses idoles domestiques et s’éloignait par là même de la foi au Dieu unique d’Abraham. Mais, lors de sa poursuite de son gendre fuyard, il eut un songe des plus étranges ; en effet, "Pendant la nuit, Dieu vint trouver Laban l’Araméen dans un songe et lui dit : "Garde-toi de dire le moindre mot à Jacob, en bien ou en mal." (Gn 31,24). Comment comprendre une telle interdiction ? D’une part, l’impiété de Laban l’empêchait d’avoir une pleine connaissance du bien et du mal ; surtout, Dieu intima à celui-ci de garder le silence afin de ne pas nuire à Jacob avec lequel il avait conclu une alliance... 

Un pacte d’amitié

Mais, Laban ne sut garder le silence pourtant intimé par Dieu et commença à adresser des reproches, toutefois modérés par sa crainte de Dieu, à Jacob en ces termes : "Pourquoi t’es-tu caché pour fuir ? Tu m’as volé ! Tu ne m’as pas prévenu ! Je t’aurais laissé partir dans la joie et les chants, au son du tambourin et de la cithare" (Gn 31,27). Ce à quoi Jacob répondit qu’il n’avait rien fait de mal et craignait qu’il ne lui reprenne ses épouses. Laban chercha alors en vain les idoles que sa fille Rachel avait emportées lors de sa fuite et dut conclure finalement une alliance avec Jacob, alliance scellée par une stèle, symbole d’une première alliance entre Israélites et Araméens. Le songe de Laban l’avait ainsi averti de rentrer dans le droit chemin avec celui qui avait bénéficié d’une alliance avec Dieu.

ALETEIA

Léon XIV aux gendarmes de Rome.

           Les Gendarmes de la Compagnie Rome-San Pietro avec le Saint-Père   (@Vatican Media) Recevant les gendarmes (Carabinieri) de la Pr...